Jeudi 2 juin 2011 4 02 /06 /Juin /2011 15:54

 

Rassemblement National Démocratique

 

Communiqué de Presse sur la participation du Parti
aux consultations sur les réformes politiques

 

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02 Juin 2011.
 
Une délégation du Bureau National du Rassemblement National Démocratique conduite par le Secrétaire Général du parti, M. Ahmed OUYAHIA, a rencontré ce jour, M. Abdelkader BENSALAH, chargé par M. le Président de la République des consultations sur les réformes politiques.  
 
A cette occasion le Parti a exprimé son soutien à la démarche prônée par le Chef de l’Etat, notamment pour entamer ce processus par les révisions de lois, de sorte que les prochaines élections législatives se déroulent sous leur effet. Il importe aussi de soumettre à la prochaine Assemblée Nationale le projet de révision de la Constitution pour le mettre à l’abri des surenchères de la campagne électorale des législatives. Enfin, le Parti est d’avis que la révision constitutionnelle devra être soumise au référendum populaire une fois son texte voté par le Parlement. 
 
Le Parti a également présenté ses propositions sur les lois à amender et sur la révision constitutionnelle.
 
POUR LA REVISION DE LA LOI SUR LES PARTIS, nous proposons :
 
1. D’insérer une disposition provenant de la Charte pour la réconciliation nationale, et interdisant la création d’un parti politique par des personnes ayant participé à des actions terroristes ou qui refusent de reconnaître leur responsabilité dans la conception et la mise en œuvre d’un pseudo djihad contre la Nation et les institutions de la République ;
 
2. De préciser qu’en l’absence d’un rejet formel par le Ministère de l’Intérieur tout dossier d’agrément sera considéré légalement reconnu 60 jours après son dépôt, l’agrément étant ainsi formellement délivré par le Juge administratif ; le cas échéant, il appartiendra à l’administration d’introduire un appel non suspensif devant le Conseil d’Etat ;
 
3. D’obliger tout parti à inclure dès son prochain congrès, un minimum de 30% de femmes dans ses instances dirigeantes au niveau local et national ainsi que dans la participation au congrès ;
 
4. Et de rendre obligatoire pour chaque parti la tenue de son congrès tous les cinq ans, au risque de se voir priver du droit de présenter des listes aux élections.
 
 
POUR LA REVISION DE LA LOI ELECTORALE nous proposons :
 
1. De limiter les motifs de rejet des candidatures aux seules privations des droits civiques et politiques et aux condamnations définitives à des peines infamantes ;
 
2. De promouvoir l’élection des jeunes en réduisant à 23 ans, l’âge minimum exigé pour les candidatures aux Assemblées populaires communales et de wilayas ainsi que pour l’Assemblée nationale, et à 30 ans pour la candidature au Conseil de la Nation ;
 
3. De promouvoir l’élection des femmes en rendant obligatoire sous peine de rejet, la présence de 30% de femmes sur les listes de candidats, en alternance avec les hommes et à partir du début de la liste ;
 
4. De renforcer la neutralité de l’administration, en plaçant la conduite des opérations électorales sous la direction d’un juge au niveau de chaque commune, notamment pour la désignation des membres de chaque bureau de vote ;
 
5. D’établir le droit des partis appelant à un vote négatif lors d’un référendum, à bénéficier des salles pour leurs meetings et du temps d’antenne sur les médias audiovisuels ;
 
6. De conforter la crédibilité des élections en légalisant la commission nationale indépendante de surveillance avec des pouvoirs définis, et en rendant obligatoire lors des élections présidentielles et législatives, le recours aux observateurs internationaux ;
 
7. De renforcer la transparence des scrutins en rendant obligatoire l’urne transparente, et en octroyant le tirage au sort des observateurs dans le bureau de vote, à la commission nationale indépendante de surveillance ;
 
8. Et de maintenir le mode de scrutin proportionnel lors des élections aux différentes assemblées.
 
POUR LA REVISION DE LA LOI SUR L’INFORMATION, nous proposons :
 
1. De supprimer les peines privatives de liberté qui existent dans 15 articles de la loi actuelle, et de lever toute autre contrainte à la liberté d’information, dans le respect de la dignité de chaque citoyen et de la sécurité du pays dans toutes ses significations ;
 
2. De rendre obligatoire le devoir pour l’administration d’ouvrir l’accès à l’information, dans le respect de la protection de la sécurité et de la défense nationales, des intérêts extérieurs du pays, des droits des citoyens, et du secret de l’instruction judiciaire ; 
 
3. De remettre sur pied le Conseil supérieur de l’information qui aura la responsabilité de toutes les questions concernant la presse, y compris la délivrance de la carte professionnelle, et la garantie du respect de l’éthique ;
 
4. De mettre sur pied un Conseil supérieur de l’audiovisuel qui aura la responsabilité de réguler l’égalité d’accès de tous les partis agréés à la télévision et à la radio ;
 
5. De garantir un droit d’accès des partis de l’opposition aux programmes des chaînes de télévision et de radios nationales et locales : l’opposition doit pouvoir s’exprimer en permanence à travers l’audiovisuel public et donner son point de vue sur toute l’actualité nationale ;
 
6. Et d’ouvrir au capital privé national la création de nouvelles de chaines télévisions et de radios, en encadrant cela transitoirement avec une participation majoritaire du capital public, et de manière permanente, par un cahier des charges protégeant les composantes de notre personnalité nationale, la morale et l’ordre public..
 
CONCERNANT LA REVISION CONSTITUTIONNELLE :
 
Nous avons plaidé le maintien milité du régime semi présidentiel, motivant ce choix notamment par la nécessité d’éviter aux pays des blocages institutionnels, et pour garantir la participation de tous les courants politiques à la gestion du pays, les régimes présidentiels et parlementaires conduisant à un bipartisme exclusif ou au mieux dominant.
 
Nous avons aussi présentés nos propositions détaillées, en militant pour :
 
1. Une organisation du pouvoir exécutif consolidant le pluralisme démocratique avec :
 
-i- Une fonction présidentielle avec un mandat de cinq années renouvelable une seule fois, disposant des pouvoirs effectifs que lui confère actuellement la Constitution, et qui soit l’arbitre du bon fonctionnement des institutions ;
 
-ii- Un Premier Ministre nommé à partir du parti majoritaire à l’Assemblée populaire nationale, ou du parti qui y dispose du plus grand nombre de sièges ;
 
-iii- Un Gouvernement comptable de son programme qui doit recueillir l’accord de l’Assemblée, et dont la capacité de recours à la législation par Ordonnance présidentielle sera limitée aux seuls cas d’urgences exceptionnels ;
 
2. Un contrôle parlementaire renforcé sur le gouvernement avec :
 
-i- Une session parlementaire unique de 10 mois ;
 
-ii- Une obligation pour le gouvernement de répondre aux questions orales dans un délai maximal de 30 jours ;
 
-iii- L’institution d’une séance hebdomadaire au niveau de l’Assemblée dédiée au contrôle du Gouvernement à laquelle le Premier Ministre est de prendre part ;
 
-iv- Un Conseil de la nation ayant le droit d’amender des projets de lois tout en réduisant la majorité requise en son sein, à la majorité simple pour les projets de lois et à la majorité des deux tiers pour les projets de lois organiques.
 
3. Un renforcement de l’image du Parlement :                                               
 
Notamment en constitutionnalisant l’obligation de présence du député en commission et en plénière, en limitant clairement l’immunité parlementaire aux seuls actes politiques du député, et en interdisant le nomadisme politique des élus sous peine de déchéance de mandat ;
 
4.         Une promotion du rôle de l’opposition au sein du Parlement :
 
-i- En réservant une séance mensuelle de l’Assemblée populaire nationale à l’examen d’un ordre du jour proposé par les groupes parlementaires de l’opposition ;
 
-ii Et en instituant le droit pour un cinquième des députés, de saisir le Conseil Constitutionnel sur un projet de loi voté par la majorité

 

Par R.N.D_ORAN
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Lundi 30 mai 2011 1 30 /05 /Mai /2011 10:58

Conférence de presse du Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia : Des chiffres et des arguments

Le midi libre

Le Premier ministre a estimé, hier, que « l’Algérie est parvenue à maîtriser l’ordre public sans recourir à la violence », en adoptant des mesures d’apaisement salvatrices pour calmer le front social.

 

Ahmed Ouyahia, qui animait une conférence de presse à Djenane El-Mithak (Alger), à l’issue de la tripartite, a tenu à préciser dans ce sens, que « les forces de l’ordre sont parvenues à maîtriser la situation sans recourir aux bombes lacrymogènes », tout en énumérant les « cartes » qui ont permis à l’Algérie de faire face à cette agitation sociale.

Il s’agit, selon le conférencier, de l’expérience pionnière de notre pays en matière de démocratie, de multipartisme et de libertés syndicale et d’expression et du lourd tribut payé par les Algériens lors de la décennie terroriste.

Cependant, le Premier ministre n’a pas manqué de pointer du doigt, encore une fois, « les lobbies d’intérêt et les barons de l’informel » comme étant les instigateurs de mouvements de contestation, en dehors des revendications sur l’emploi et le logement somme toute légitimes. Ahmed Ouyahia s’est également exprimé sur les consultations sur les réformes politiques engagées par le chef de l’Etat autour des projets de révision de la Constitution notamment et des lois sur l’information, sur les partis politiques et sur la loi électorale.

Il n’a pas raté cette occasion pour défendre Abdelkader Bensalah, désigné président de l’instance chargée des consultations, et ce, face au tonnerre de critiques qui pesaient sur lui. « Le chef de l’Etat a désigné le deuxième homme de l’Etat pour mener ces consultations, il s’agit d’un respect profond pour le peuple et toute la classe politique », a-t-il soutenu, tout en précisant que le processus des réformes ne date pas d’aujourd’hui, car enclenché par l’Algérie depuis l’ouverture démocratique.

A ce titre, Ahmed Ouyahia a coupé court aux adeptes d’élections législatives anticipées et ceux qui réclament la dissolution du Parlement. « La révision de la Constitution, aussi profonde soit-elle, devra passer inéluctablement par le Parlement avant d’être soumise à référendum populaire le cas échéant », a-t-il indiqué, tout en affirmant que le chef de l’Etat est déterminé à mener de profonds changements. Pour cela, Ouyahia a invité les partis de l’opposition à « éprouver » le pouvoir en place en prenant part aux débats et consultations qui engagent l’avenir de l’Algérie.

« Pas d’amnistie générale »

Le Premier ministre a coupé court aux rumeurs faisant état de l’élargissement de plusieurs milliers de repentis, en infirmant carrément cette information lors de sa conférence de presse. « On parle de 4.000 ou 5.000 ex-terroristes à bénéficier de l’amnistie, je démens formellement cette option », a-t-il clarifié à ce sujet, tout en réitérant « la main tendue » de l’Etat. Par ailleurs, et répliquant à une question sur le conflit libyen, Ahmed Ouyahia a spéculé sur les accointances qui puissent exister entre la fuite de grandes quantités d’armes utilisées dans ce pays et la recrudescence des actes terroristes dans le nord du pays ces derniers mois et qui ont fait « quelque 40 morts ».

Par ailleurs, il a soutenu que “la coopération militaire entre les pays du Sahel est effective et sans ambages” et que la coordination entre les pays de la région se faisait à travers une instance commune qui réunissant les chefs d’états-majors des pays de la région. Les pays du Sahel ont “un intérêt commun et tout ce qui touche cette ceinture touche tous les pays de la région», a-t-il ajouté, soulignant qu”en sus de la coopération sécuritaire, il existe entre les pays du Sahel une coopération en matière de lutte antiterroriste”. Il a rappelé à ce propos l’existence d’une convention entre l’Algérie et le Mali dans ce domaine prévoyant une aide financière de l’Algérie à ce pays.

Libye : « Il n’y a aucune confusion dans la position de l’Algérie »

Interrogé sur la position officielle de l’Algérie vis-à-vis du conflit libyen à la lumière des récents développements survenus sur la scène internationale, le Premier ministre a expliqué que « la position algérienne ne souffre d’aucune confusion et obéit à des principes diplomatiques ». Plus explicite, Ahmed Ouyahia a indiqué que notre pays se réfère aux résolutions des conseils de sécurité des Nations unies et de l’Union africaine, notamment les principes de l’arrêt des combats et l’adoption d’une solution politique.

Il a révélé à cet effet, que « face à une demande d’opérateurs libyens, l’Algérie a décidé d’envoyer uniquement des produits alimentaires et des médicaments à destination de ce pays », invitant de là même les Nations unies à dépêcher des émissaires au poste frontalier de Debdeb pour vérifier de visu la véracité de la situation. « L’Algérie reconnaît les Etats et pas les régimes, comme c’est le cas de l’Egypte et de la Tunisie », a poursuivi le Premier ministre lors de sa conférence, tout en souhaitant que « le peuple libyen place leur pays au-delà de toutes considérations pour parvenir à un avenir meilleur fait de démocratie, de justice et de développement économique ». Cela dit, Ouyahia a rappelé « les grandes traditions de solidarité » entre les deux pays, la Libye et l’Algérie, et le soutien réciproque des deux peuples lors de leurs révolutions respectives.

Frontière avec le Maroc :

« La réouverture n’est pas à l’ordre du jour »

La réouverture des frontières terrestres avec le Maroc « n’est pas à l’ordre du jour », selon le Premier ministre. Sinon l’Algérie et le Maroc, « n’ont aucun problème bilatéral », en dépit du conflit du Sahara occidental. Pour preuve, ces mêmes frontières terrestres ont été rouvertes en 1989 en dépit du problème sahraoui, a tenu à rappeler Ahmed Ouyahia, affirmant au passage que les relations commerciales entre les deux pays sont les meilleures de toute l’Afrique. Néanmoins, Ouyahia a déploré les allégations du « lobby marocain » aux Etats-Unis qui avait mené une cabale diffamatoire contre l’Algérie, l’accusant « à tort » notamment d’avoir envoyé des mercenaires en Libye à la rescousse de Kadhafi. « Ces agissements ne sont pas de nature à assainir davantage le climat dans la région », a-t-il prévenu.

Grève des résidents :

«Le service civil maintenu »

Le Premier ministre a évoqué la grève menée par les médecins résidents, qualifiant leur revendication de supprimer le service civil de « contraignante ». « Il y a des revendications sur lesquelles le gouvernement est disposé à négocier, mais il y a d’autres qui sont contraignantes et excessives », a indiqué Ahmed Ouyahia, faisant allusion à la grève de ces médecins.

« Par votre attitude, vous êtes en train de dire non au peuple et pas seulement aux pouvoirs publics », a-t-il asséné, pour dire que le service civil est la moindre des choses qu’on puisse faire en guise de reconnaissance au pays à qui on doit tout. Ahmed Ouyahia a expliqué dans ce sens que « les médecins résidents dans toutes les wilayas du pays passent le service civil », mettant notamment l’accent sur la spécificité et la sensibilité des postes qu’ils occupent auprès des malades, à la différence des autres métiers plus ou moins sensibles. « Nous avons tous une dette envers ce pays qui nous a formés », a-t-il poursuivi.

Par R.N.D_ORAN
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Jeudi 7 avril 2011 4 07 /04 /Avr /2011 11:45

Bismillah Errahmane Errahim, Chers frères et sœurs Membres du Conseil National, Je voudrai tout d’abord en votre nom, souhaiter la bienvenue à nos amis de la presse venus couvrir nos travaux. Je voudrai aussi, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil, vous présenter personnellement mes excuses pour le retard pris dans la convocation de cette session. J’espère bénéficier de votre indulgence d’autant que ce retard est lié uniquement à mes obligations au service de notre pays. De mon côté, je tiens à vous exprimer mes sincères remerciements pour la présence sur le terrain, le dynamisme dans l’action, ainsi que l’unité de nos rangs que vous avez su conserver et promouvoir chacun de vous dans ses missions, au bénéfice de notre Rassemblement. Mesdames et Messieurs les membres du Conseil National, Si la présente session s’était tenue il y a quelques mois, elle se serait focalisée sur une année 2010 bien réussie par notre pays, comme en témoignent : - l’adoption d’un nouveau programme quinquennal d’investissements publics de plus de 21.000 milliards DA ; - un important soutien de l’Etat à l’investissement économique, notamment dans l’agriculture, le tourisme, la petite et moyenne entreprise, et la modernisation des entreprises publiques ; - une réponse substantielle aux besoins socio-culturels de notre peuple, dans le domaine du logement, de l’enseignement ou de la santé ; - un recul continu du niveau du chômage, même si celui-ci demeure encore sensible au sein de la jeunesse ; - une amélioration substantielle du pouvoir d’achat des salariés, avec la hausse du salaire minimum garanti, les nouveaux statuts et régimes indemnitaires de la fonction publique, ainsi que les conventions de collectives et de branche dans le secteur économique. En rappelant ces pas franchis par notre pays sous la direction du Président Abdelaziz BOUTEFLKA auquel nous réitérons notre soutien, notre Rassemblement ne prétend pas que l’Algérie serait devenue un paradis sans lacunes, sans difficultés à résoudre ou sans problèmes qui persistent. Notre Rassemblement n’a pas pour devise le populisme ou la démagogie, mais bien l’espoir, l’effort, et la solidarité. Il nous revient donc de nourrir l’espoir à travers notre action politique, un espoir fondé sur des avancées réelles, un espoir qui se conforte par le réalisme face aux lacunes qui persistent. En effet, les avancées enregistrées par notre chère Patrie ne sauraient occulter le poids de la bureaucratie ou le manque de transparence qui parfois accompagne la distribution des réalisations telles que le logement par exemple. Les progrès de notre pays ne sauraient camoufler aussi la plaie de la corruption, y compris celle qui salit parfois les prestations de certains services publics en relation directe avec les citoyens. Mesdames messieurs les membres du Conseil National, Les lacunes que je viens d’évoquer auxquelles s’est ajoutée une brutale hausse des prix de certaines denrées alimentaires de base, ont été exploitées pour le déclenchement de la vague de troubles que notre pays a vécu en Janvier dernier. Oui, nous considérons que ces troubles ont été exploités mais nous reconnaissons aussi que beaucoup de nos jeunes souffrent encore du chômage, nourrissant des inquiétudes pour leur avenir. Nous reconnaissons également que les familles souffrant de la crise de logement se comptent encore par dizaines de milliers. D’ailleurs, face à ces difficultés et à d’autres de nature sociale, le Conseil des Ministres a été a l’écoute du cri de détresse lancé par les citoyens et a pris, sous l’autorité du Chef de l’Etat, d’importantes mesures. Ainsi les dispositions décidées pour l’emploi permettront au cours de cette année, le recrutement de centaines de milliers de jeunes, alors que les dispositifs pour la création de micros entreprises se sont vus fortement renforcés. Le programme de logements qui totalise deux millions d’unités pour le quinquennat a été l’objet de décisions destinées à en accélérer la réalisation. Toutes ces mesures, conjuguées avec la lucidité de notre peuple, ont permis la préservation de la stabilité du pays ainsi que la mise en échec des attentes et des manœuvres de ceux qui espéraient voir l’Algérie sombrer de nouveau dans une spirale infernale. En effet, certains ont oublié que l’Algérie a vécu 20 ans avant ce jour, son printemps démocratique. Ils ont oublié que l’Algérie a déjà payé un prix sanglant aux calculs politiciens et à la quête du pouvoir pour le pouvoir. Mais, durant ces mêmes 20 dernières années, et, malgré le sang et les larmes, l’Algérie a mis en place une démocratie pluraliste que nul ne peut lui nier. La sévérité du ton de l’opposition ou de certains titres de presse, que nous respectons les uns et les autres, est une preuve que la démocratie et la liberté ne sont pas à inventer en Algérie. Le cycle des élections pluralistes à tous les niveaux, et même avec une présence répétée des observateurs internationaux, confirme aussi que, le chemin pour accéder au pouvoir en Algérie est exclusivement, depuis deux décennies, celui qui passe par les urnes et par le choix libre et souverain des électeurs. Mesdames et Messieurs les membres du Conseil National, Au Rassemblement national démocratique, nous sommes et nous demeurerons respectueux du point de vue de tout parti et de toute personnalité de notre pays, car nous sommes des démocrates profondément convaincus. Au Rassemblement, nous sommes fiers aussi d’avoir fait partie de ceux qui hier, ont affronté tous les défis, y compris la mort pour certains parmi nous, pour que survive l’Algérie et pour que progresse le système démocratique et républicain de notre pays. Au Rassemblement nous sommes ouverts à tous les débats et nous serons partisans de toutes les réformes y compris politiques. Mais, au Rassemblement, nous demeurerons des opposants convaincus à toute démarche politique, de nature à semer de nouveau la division au sein de notre société. Certes, nous militons comme toute formation politique, pour renforcer la place de notre parti sur la scène politique. Mais, nous avons toujours placés et nous placerons toujours les intérêts supérieurs de l’Algérie au dessus de tout, et d’abord au dessus de notre Parti lui-même. Ces intérêts nationaux dont nous n’avons pas l’exclusivité, sont d’abord la fidélité à la Déclaration du 1er Novembre 1954, une Déclaration qui pour nous dans l’indépendance restaurée, signifie un pays toujours plus solidement construit, et toujours fondé sur la justice sociale entre ses citoyens. Ces intérêts sont la préservation à tout prix de l’unité de notre peuple et la préservation de notre société de toute nouvelle tragédie sous quelque forme qui soit. Le Pouvoir se conquiert pour servir un peuple. Le Pouvoir ne sert pas à asservir un peuple et cela n’a jamais été le cas du peuple algérien depuis 50 ans. Mais le Pouvoir ne se conquiert pas en poussant les enfants du peuple à l’aventure, au service d’une idéologie ou d’une ambition. Les intérêts nationaux pour lesquels nous militons sont également l’indépendance nationale dans tous les domaines, et d’abord dans le choix de notre avenir national qu’il soit économique ou encore mieux politique. Au fil des semaines, beaucoup de choses se disent déjà et s’écrivent sur ce qui est présenté comme le « printemps arabe ». Nous refusons quant à nous, qu’à la veille du 50ème anniversaire de son indépendance l’Algérie serve de cobaye à quelque puissance qu’il soit ou de cible à quelque hégémonie extérieure qu’il soit, car cela serait une infamie nationale que ne pardonneront pas les glorieux martyrs tombés pour la libération nationale. Mesdames, Messieurs les membres du Conseil National, Il est de tradition que le Secrétaire général du parti prononce une allocution d’ouverture des travaux. Mais, j’ai toujours veillé à me limiter à cela en pareille occasion, car une session du Conseil National est d’abord l’occasion d’écouter ses membres et de recueillir leur avis. Je m’arrêterai donc là et, comme de tradition, j’aurais l’occasion à l’issue de vos interventions, de répondre à vos remarques et à vos questions. En attendant, je formule tous mes vœux de plein succès à notre réunion, et vous remercie de votre aimable attention. Longue vie à notre Rassemblement, Gloire à nos martyrs, Vive l’Algérie.

Par R.N.D_ORAN
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Mercredi 22 décembre 2010 3 22 /12 /Déc /2010 12:16

 

 

Le Premier Ministre, Monsieur Ahmed OUYAHIA, a présenté, ce jour, devant le sénat, la déclaration de politique générale du gouvernement pour l’année 2009 et le premier semestre de l’année 2010.

 

Monsieur le Président du Conseil de la Nation,
Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de la Nation,
Mesdames, Messieurs,

Au nom de mes collègues du Gouvernement et en mon nom personnel, je voudrai tout d’abord, vous présenter  à vous-même Monsieur le Président ainsi qu’aux honorables membres du Conseil de la Nation, nos respectueuses et fraternelles salutations.    

La présente rencontre offre l’occasion au Gouvernement de vous rendre compte de sa démarche et de ses efforts pour concrétiser le programme de Monsieur le Président de la République, efforts qui sont exposés en détail dans un document qui vous a été transmis depuis quelques jours. Le Gouvernement a d’ailleurs tenu à y joindre un document complémentaire relatif aux dispositifs et mesures destinées à soutenir le développement économique et social.

Cette même occasion m’offre personnellement l’insigne honneur de m’exprimer à votre tribune pour introduire la Déclaration de politique générale. 

Dans le même temps, nous suivrons avec le plus grand intérêt les interventions et les remarques de Mesdames et Messieurs les membres de cet honorable Conseil, pour en tenir dûment compte dans notre action.

Monsieur le Président du Conseil de la Nation,
Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de la Nation,
Mesdames, Messieurs,

La Déclaration de politique générale qui vous est présentée cette année recouvre la jonction entre la fin d’un programme quinquennal, pour ne pas dire d’une décennie complète d’efforts, et le démarrage d’un programme d’investissements publics totalisant plus de 21.000 milliards DA, soit plus de 280 milliards de dollars pour les années 2010 à 2014. 

Cette spécificité offre l’occasion d’apprécier à leur juste valeur les progrès de notre pays année après année. De plus ce regard rétrospectif invite à garder à l’esprit le fait que nul progrès ne serait durable s’il n’était continuellement entretenu par l’effort et s’il n’était périodiquement consolidé par l’adaptation et par la prospective. 

Au demeurant, la conjoncture économique internationale des deux dernières années confirme la fragilité de tout développement chaque fois que les fondamentaux de l’économie concernée sont atteints. En effet, des turbulences sérieuses persistent toujours au niveau mondial, après une grave crise financière puis économique, et le retour réel de la croissance se fait encore attendre y compris dans les pays développés. 
 
Parlant de crise, il suffit pour nous, de rappeler la situation qui était la nôtre voilà dix années, au milieu de la tourmente de la tragédie nationale qui se conjuguait avec un prix du baril de pétrole ayant chuté à moins de 10 dollars, alors que l’Algérie venait à peine de sortir d’un douloureux ajustement économique  structurel. 

C’est à cette même époque de crise que notre peuple a choisi le 16 Avril 1999 le pari d’une Algérie forte et digne, à savoir, mettre un terme à la violence, rebâtir la confiance et faire renaître l’espoir.

C’est parce que ce projet d’apparence modeste mais en réalité vital a été concrétisé, que notre peuple a massivement choisi le 8 Avril 2004 de renouveler sa confiance au Président Abdelaziz BOUTEFLIKA pour aller sous sa direction vers l’avènement de la réconciliation nationale, la modernisation de l’Etat, la mise en œuvre d’une politique socio-culturelle à la mesure de nos ambitions nationales, ainsi que la poursuite d’un développement économique soutenu et durable.

Comme cela est confirmé par les résultats des 18 derniers mois qui ont constitué la fin du programme quinquennal 2005 à 2009, les objectifs du précédent programme présidentiel ont été très largement concrétisés. 

D’ailleurs, la preuve politique suprême de ce succès a été certifiée massivement par les urnes le 9 Avril 2009, avec la réélection de M. le Président de la République pour une Algérie forte et prospère.

Cette perspective nouvelle, aujourd’hui confortée par le nouveau programme quinquennal d’investissements publics et encadrée par les améliorations de la régulation économique, permettra de consolider les réformes, d’approfondir le développement humain, mais aussi et surtout  de faire accomplir au pays un saut qualitatif vers une économie solide et diversifiée, à même de nourrir la pérennité du bien être pour notre peuple.

Les honorables membres du Conseil de la Nation n’auront pas manqué de relever le coût très élevé du nouveau programme quinquennal d’investissements publics, ni même la réapparition du déficit dans le budget public. 

Il s’agit là d’un pari que le Gouvernement engage en faveur de l’avenir du pays dont la rente des hydrocarbures ne sera pas éternelle. Mais, par delà les seules ressources financières, le succès de ce pari exigera aussi de chacun de nous, des efforts accrus au travail, une valorisation plus grande des ressources financières de l’Etat, ainsi qu’une mobilisation  permanente au sein de la classe politique et de la société civile, pour éviter les pièges de l’insouciance et pour repousser le populisme et la démagogie. 

Telle est donc la toile de fond de l’exposé sur l’état et les perspectives de l’action gouvernementale que j’ai le privilège de vous présenter.

Monsieur le Président du Conseil de la Nation,
Honorables membres du Conseil,
Mesdames et Messieurs,

Le rétablissement de la sécurité et l’avènement de la concorde puis de la réconciliation nationale, constituent des réussites fondamentales de notre pays durant cette décennie.
 
Le terrorisme a été défait grâce à l’engagement admirable de notre Armée et de nos forces de sécurité, un engagement conforté par le choix de notre peuple pour la paix et la réconciliation nationale, un choix que le Gouvernement s’est attelé à mettre en œuvre fidèlement.

 Oui, le terrorisme a été défait sur le terrain grâce à l’engagement exemplaire de l’Armée Nationale Populaire, des forces de sécurité de la République et des citoyens volontaires. Le Gouvernement leur rend hommage et s’incline avec respect, à la mémoire des martyrs du devoir national. Aux familles des victimes du terrorisme, le Gouvernement réaffirme sa solidarité et l’engagement que la République assumera toujours ses devoirs de reconnaissance et de soutien.

Le terrorisme fait désormais l’objet d’une condamnation unanime dans notre pays. Il ne saurait prétendre à un quelconque alibi politique et se trouve plus que jamais réduit à sa seule vocation criminelle. Les groupuscules de criminels qui survivent encore n’ont aucun avenir. 

Dans le même temps, le Gouvernement appelle la population à la vigilance. Le terrorisme se caractérise par la lâcheté. Il  peut donc profiter de tout relâchement pour frapper par traîtrise, et porter atteinte aux vies et aux biens. L’Etat assume son devoir pour la sécurité des citoyens. Par leur vigilance, les citoyens renforceront aussi leur propre sécurité.

La détermination de l’Algérie à éliminer les séquelles du terrorisme se conforte dans le fait que notre peuple a tendu généreusement sa main à travers le processus de réconciliation nationale dont le Gouvernement s’attelle à ce jour, à mettre en œuvre les dispositions légales. 

Pour conclure ici ce douloureux chapitre, le Gouvernement réitère son appel à ceux qui persistent dans le terrorisme et la subversion, pour abandonner la violence contre leur peuple et leur pays, rallier le chemin de la réconciliation nationale, et saisir la main de la République clémente qui leur demeure tendue.

Monsieur le Président du Conseil de la Nation,
Mesdames et Messieurs les membres du Conseil,
Mesdames, Messieurs ;

Le Gouvernement continuera d’œuvrer et de veiller pour conforter l’unité et la cohésion nationales, et mettre ainsi la sécurité et la stabilité de notre pays à l’abri de toute nouvelle aventure. 

La promotion de l’Islam, Religion de l’Etat est l’objet d’un engagement résolu notamment à travers l’accroissement du nombre des mosquées, leur encadrement de plus en plus généralisé par des Imams formés et recrutés par l’Etat, et l’enseignement du Saint Coran. La propagation des nobles préceptes de l’Islam dispose désormais de l’appui d’une chaîne particulière au niveau de la télévision nationale.   

Le Gouvernement oppose aussi la rigueur de la loi à toute tentative d’introduire dans notre pays des pratiques et des discours religieux étrangers à nos traditions, ou de détourner la mosquée de sa vocation unificatrice.  

En outre, la liberté de culte sera toujours garantie dans le respect de la loi. L’histoire lointaine ou plus proche est là, pour témoigner que le peuple algérien musulman a toujours été accueillant et même protecteur, lorsque cela fut nécessaire pour les pratiquants des autres religions du Livre. 

Le Gouvernement poursuit également ses efforts visant à promouvoir l’identité nationale comme ciment additionnel de l’unité du peuple algérien. 

A ce titre, l’ouverture d’une chaîne nationale de télévision en TAMAZIGHT est venue enrichir un parcours audacieux mais aussi résolu, engagé par M. le Président de la République en 2002, avec la  constitutionnalisation de TAMAZIGHT langue nationale. 

En outre, notre société se rassemble de nouveau depuis le début de cette décennie autour de sa culture. 

La nation arabe a pu découvrir voilà quatre ans, la richesse de la culture algérienne et son apport à la nation arabe dont elle fait partie. La culture africaine a revisité Alger l’année dernière, et réalisé ici sa propre communion. A travers sa ville millénaire Tlemcen, l’Algérie sera en 2011 la capitale de la culture islamique de paix, de savoir et de convivialité. Notre peuple rappellera aussi, à cette occasion, au reste de la Oumma et au Monde, combien aura été riche l’apport de nos ancêtres au fil des siècles, à la propagation de l’Islam à travers les continents et combien aura été dense leur contribution à la glorieuse civilisation islamique.
 
Promouvoir l’unité et la cohésion de notre peuple ne saurait s’accomplir sans un ressourcement permanent dans la Glorieuse révolution de Novembre, et sans une reconnaissance éternelle envers ses artisans.  

Cette démarche, traditionnelle dans notre pays, a connu un élan accru avec les dispositions nouvelles de la Constitution relatives aux symboles de la Révolution qui se confondent avec ceux de l’Etat, et avec celle relatives à l’Histoire de notre pays.

Parler de l’Histoire de l’Algérie c’est se référer à sa dimension plusieurs fois millénaire, car dans toute son épopée elle illumine la gloire de notre résistance nationale au colonialisme et de notre lutte de libération du joug colonial. Dans toute son épopée, notre Histoire conforte aussi la réconciliation nationale et surtout, la réconciliation des algériens avec eux mêmes et avec leur propre patrie, tout comme elle nourrira, certainement, la fierté des générations montantes et contribuera à irriguer leur patriotisme.

Monsieur le Président du Conseil de la Nation,
Honorables membres du Conseil,
Mesdames, Messieurs,

La consolidation de l’Etat de droit a été le premier chantier ouvert, il y dix années, par Monsieur le Président de la République à travers la réforme de la Justice, avec comme objectifs le renforcement de la protection des droits et libertés, et le raffermissement de la protection du patrimoine public et de l’intérêt général. 

Un accroissement majeur du nombre des magistrats et une nette amélioration de leur formation et de leur spécialisation, conjugués avec la modernisation des procédures judicaires civiles, administratives et pénales, ont accru l’efficacité et la célérité des juridictions. Cette dynamique ne manquera pas de tirer profit à l’avenir de la volonté de l’Etat de concourir par la loi et par la mobilisation de moyens à la formation des avocats et à la modernisation de leur profession. 

Le doublement des effectifs de la police et de la gendarmerie nationales et la densification de leur déploiement complémentaire à travers le pays ont concouru à faire reculer la criminalité de plus de 30% en quatre années.   

Ce sont là des atouts majeurs que le Pouvoir politique a mobilisé à travers la Directive Présidentielle n° 3 de Décembre dernier, pour l’intensification de la prévention et de la lutte contre la corruption. 

Cette Directive, ainsi que les confortements législatifs profonds qui l’ont suivis, mais aussi et surtout des dossiers présentés au juge par la Police judiciaire pour présomption de corruption ou d’atteinte au patrimoine public, ont retenu l’attention de l’opinion ces derniers temps, et même fait l’objet de quelques tentatives de récupération politicienne. 

En tout état de cause, les nouvelles dispositions législatives introduites dans les lois relatives à la lutte contre la corruption, à la répression du trafic des changes, au renforcement du rôle de la Cour des comptes après celui de l’Inspection générale des finances, ainsi qu’à la régulation de la monnaie et du crédit, sont là pour confirmer la détermination du Gouvernement, conformément aux orientations présidentielles, d’aller davantage de l’avant dans cette lutte contre le crime économique qui fait souvent jonction avec le trafic de drogue, ou le blanchiment d’argent, et donc avec la grande criminalité qu’il importe de réduire dés à présent.

En outre, un ensemble de dispositions législatives et règlementaires nouvelles sont venues renforcer l’action contre les atteintes aux droits fiscaux de la collectivité, aux intérêts des consommateurs et aux droits des travailleurs.

Le nouvel identifiant fiscal, le dépôt des comptes sociaux  des entreprises, ou le recours à la voie transparente du crédit documentaire ont déjà donné des résultats palpables dans la lutte contre les fraudes fiscales, douanières et  financières. 

Le renforcement du contrôle lié à la législation sociale et bientôt la mise en œuvre de la contractualisation des soins dans les hôpitaux avec l’exigence de justification par le patient de sa situation vis-à-vis de la sécurité sociale, feront reculer sensiblement l’exploitation de la main d’œuvre non déclarée. 
 
Enfin, la mise en œuvre de la nouvelle législation commerciale imposant la facture et le respect des marges, ne manquera pas d’avoir des répercussions positives pour le consommateur, à travers le recul des pratiques spéculatives sur les circuits de distribution. 

Ces évolutions sont appelées à se poursuivre et seront accompagnées d’autres réformes du service public, y compris au niveau des collectivités locales. La modernisation de l’administration, le recours aux nouvelles technologies de l’information, le renforcement du rôle des collectivités locales, véhiculé par le projet de révision du Code communal qui sera suivi sous peu, de celui relatif au code de la wilaya, participent tous d’une démarche à laquelle d’importantes ressources sont consacrées dans le programme quinquennal d’investissements publics.

Monsieur le Président du Conseil de la Nation,
Honorables membres du Conseil,
Mesdames et Messieurs,

En deux décennies d’indépendance, notre pays avait réussi à réduire le gouffre hérité du colonialisme en matière de condition de vie de la population, et à faire évoluer le pays sur la voie du développement en général, et du développement humain en particulier.  Cette dynamique a été par la suite enrayée par le fait de la crise. 

Nul ne peut contester que la situation, a été profondément redressée au cours de la décennie qui s’achève. Les déficits ayant été fortement résorbés, l’œuvre de développement humain s’attellera désormais à promouvoir davantage la qualité du produit, la rationalité de la démarche, et la rentabilité du résultat pour le développement économique du pays. J’illustrerai cette approche de nouveau devant vous, par les trois exemples suivants.

En premier lieu, la crise du logement  a été allégée avec plus d’un million d’unités livrées durant les cinq dernières années et près de deux millions d’habitations réalisées au total durant la décennie. En parallèle, les commodités de la vie moderne ont été fortement propagées, y compris dans les campagnes, avec un accès à l’électricité dépassant 98% des foyers, un taux de raccordement au gaz qui sera de 47% cette année, un taux de 93% pour l’accès au réseau d’eau potable, et un taux de 86% pour le raccordement au réseau d’assainissement. 

Ces défis relevés, la politique nationale de l’habitat sera encore poursuivie avec la même intensité grâce à la programmation de 2 millions de nouveaux logements dont 1,2 million seront livrés à la fin de l’année 2014, alors que 800.000 autres seront déjà en chantier à cette échéance. 

Mais dans le même temps, l’aménagement des sites urbains sera davantage pris en charge grâce aux 150 milliards DA qui lui sont destinés dans le nouveau programme quinquennal, soit un montant égal à celui engagé à cette même fin durant toute la décennie écoulée.

L’effort sera davantage rationalisé dans l’élimination de l’habitat précaire qui n’a certes pas été occulté jusqu’ici, puisque près de 145.000 familles ont déjà été décemment relogées. 

Près de 400.000 logements seront spécifiquement réservés à la résorption de l’habitat précaire de sorte à résoudre ce problème sans pour autant entraver les droits des demandeurs de logements sociaux, pour lesquels 500.000 unités sont programmées durant les cinq prochaines années.

Cette rationalisation accrue de la politique publique de logement se confirme également, à travers sa mobilisation pour contenir l’exode rural. En effet le nombre des habitations rurales dont la réalisation bénéficiera de l’aide publique durant les cinq années, totalisera 700.000 unités, soit près du double de la dotation de la décennie écoulée.

La rationalisation de la dépense publique de logement se reflète aussi dans l’appel accru à l’épargne des ménages pour réaliser leur vœu de propriété de leur demeure. D’importants soutiens sur le crédit bancaire ont été mis en place au profit des demandeurs et en appoints aux subventions financières directes de l’Etat. Les promoteurs immobiliers bénéficieront également de soutiens publics sur le crédit bancaire, sur le coût du foncier, ou sur les charges fiscales, en même temps qu’une législation est proposée pour encadrer la promotion immobilière.

Monsieur le Président du Conseil de la Nation,
Mesdames et messieurs les Membres du Conseil,
Mesdames, Messieurs,

J’aborderai le second exemple qui est celui de la santé.

Les chiffres sont là pour confirmer qu’en dix années, le nombre de lits d’hôpitaux par milliers d’habitants a presque doublé, que le nombre d’habitant par médecin spécialiste a été réduit de moitié, que le taux de mortalité infantile a reculé d’un tiers, et que l’espérance de vie atteint aujourd’hui celle de certains pays développés.

Mais nul ne prétend nier aussi que la qualité des prestations a encore des progrès à faire dans les infrastructures de santé publique, que l’effectif des médecins spécialistes demeure insuffisant et mal réparti sur le territoire, et  que la disponibilité du médicament est parfois aléatoire, avec de surcroît, une facture très lourde au niveau des importations. 

Voilà pourquoi, la politique de santé publique associera la continuité et la mutation durant les cinq prochaines années.

La continuité s’affirmera à travers la préservation du droit à la santé pour tous, de la gratuité des soins dans le secteur public, ainsi que la densification du réseau de santé publique grâce à la réalisation de plus de 1500 infrastructures nouvelles, dont 172 hôpitaux et 377 polycliniques. 

La mutation qualitative s’illustrera d’abord à travers une amélioration de la prise en charge des patients grâce au renforcement des personnels de la santé publique. La formation des médecins spécialistes vise l’objectif de 11.000 lauréats à l’horizon 2014, soit près du double des résultats du dernier quinquennat. La résorption du déficit en personnel paramédical sera menée intensément, avec des programmes de formation devant atteindre 10.000 cadres par an avant 2014. Les nouveaux régimes indemnitaires revaloriseront également la situation sociale de tous ces cadres de l’Etat.     

La réforme de la gestion hospitalière ne manquera pas de mieux rentabiliser les importants moyens mobilisés par l’Etat pour les structures de santé publique, dont le budget annuel de fonctionnement a été multiplié par cinq en une décennie, atteignant désormais près de 240 milliards DA par an.

La contractualisation des soins entre les hôpitaux et les caisses de sécurité sociale contribuera à la préservation de l’équilibre de celles-ci qui sera le garant de la pérennité de la gratuité des soins. 

Enfin, la mobilisation de l’instrument de la tarification au profit du médicament générique, ainsi que la protection du marché des médicaments produits localement, contiendront le poids de la facture des médicaments remboursés, et réduiront aussi le poids des importations de médicaments.  
 
L’augmentation récente du nombre des dossiers d’investissements dans la production de médicaments confirme la validité de cette démarche que le Gouvernement entend conforter par les mesures prises en faveur du groupe pharmaceutique public SAIDAL qui investira 17 milliards DA pour doubler sa production au cours des cinq prochaines années.

Enfin, le troisième et dernier exemple que j’aborderais dans cette approche d’un développement humain de plus en plus mis au service du développement économique, est celui de notre système national d’enseignement. 

En effet, la scolarité des enfants de 6 ans s’est quasi généralisée, y compris pour les filles avec près de 97%. Grâce à la réforme, les résultats pédagogiques ont fortement progressé, avec plus de 90% de succès à l’issue du cycle primaire et plus de 60% de réussite au baccalauréat. L’Education nationale s’oriente donc désormais vers une promotion accrue des sciences exactes, et vers la généralisation de l’enseignement de l’informatique. Ce seront là deux contributions fondamentales à notre participation au défi de l’économie de la connaissance.

La formation et l’enseignement professionnels ont déjà doublé leurs effectifs, porté le nombre de leurs diplômés à 200.000 par an, et intensifié leur contribution au perfectionnement de la main d’œuvre des entreprises. Ce système s’attellera désormais à adapter son offre de formation aux besoins réels de l’économie nationale, en même temps que les pouvoirs publics ne ménagent pas leurs efforts pour réhabiliter totalement cet enseignement, grâce à des incitations sous forme de bourses, et à des soutiens à l’insertion de ses apprentis et de ses diplômés.

L’université a réalisé des progrès remarquables et s’apprête désormais à accueillir deux millions d’étudiants en 2014. La réforme des enseignements a été profondément engagée et l’étape suivante sera le rééquilibrage graduel de la carte des formations pour promouvoir davantage les disciplines scientifiques sans pour autant négliger les sciences sociales. 

De plus, après avoir couvert le territoire en universités et centres universitaires, le Gouvernement aborde à présent la phase des écoles supérieures et des classes préparatoires. 

Par ailleurs, une bonne progression de l’effectif des enseignants universitaires qui a quasiment doublé en une décennie, élargit désormais l’intérêt en ce domaine à l’augmentation du nombre des enseignants chercheurs pour le porter à près de 30.000 à l’horizon 2014. 
 
Les mesures décidées par M. le Président de la République au profit de la recherche scientifique et de la maîtrise des nouvelles technologies de l’information et de la communication démontrent bien quant à elles, la volonté de notre pays de s’investir pour la maîtrise de l’économie de la connaissance et pour la réduction de la fracture numérique. 

Cette volonté nationale au service du savoir a été réitérée cette année, à travers les décisions arrêtées par le Chef de l’Etat pour conforter la situation sociale des enseignants universitaires et des chercheurs. 

Tout ce saut qualitatif s’accompagnera bientôt d’une valorisation des premiers résultats de la recherche scientifique dans le développement national, y compris avec un encouragement public approprié dans le domaine de l’investissement. 
 
Monsieur le Président du Conseil de la Nation,
Honorables membres du Conseil,
Mesdames et messieurs,

Ainsi que je l’évoquai déjà, l’Etat a désormais restauré ses fonctions de contrôle et de régulation, et conforté son autorité régalienne. Il s’est également acquitté de sa dette extérieure et dispose actuellement d’une position financière extérieure solide et d’une épargne publique interne appréciable.

Toutes ces évolutions qualitatives, conjuguées avec l’expérience accumulée en ce domaine, ont conduit le Gouvernement à consolider la législation économique du pays, sans pour autant remettre en cause les objectifs fondamentaux que sont la construction d’une économie fondée sur la compétitivité et son insertion dans les échanges internationaux.

Ces consolidations législatives ont donné lieu à de nombreux commentaires, auxquels j’ai répondu à partir de l’Assemblée Populaire Nationale et sur lesquels je ne reviendrais donc pas. Par contre, j’estime que c’est un devoir de reprendre ici devant vous, les constats de notre situation économique dans ses forces et ses faiblesses.

En premier lieu, notre croissance économique hors hydrocarbures a été substantielle et constante tout au long de ces dernières années. Mais elle demeure fragile, car elle est alimentée par une forte dépense publique d’investissements qui ne sera pas toujours récurrente. Dès lors, nous devons tout faire pour démultiplier la participation de l’activité économique à une croissance solide et continue. 

En second lieu, L’importante dépense publique d’investissement a fortement fait progresser le développement humain, et amélioré les conditions de vie des citoyens. Elle a aussi créé des emplois, réduisant le chômage. Mais, cette dépense publique et l’augmentation des revenus qu’elle a généré, ont également été fortement partagés avec les économies du reste du monde, comme en témoigne le poids des importations de biens et de services qui avait atteint près de 50 milliards de dollars en 2008. 

Nous devons donc tout faire pour recycler davantage localement, l’importante dépense publique d’investissements, créer des emplois et des salaires, mais aussi procurer au Trésor plus de recettes pour que l’Etat puisse soutenir le poids de ces dépenses.

En troisième lieu, malgré quelques reprises, l’industrie n’a participé qu’à près de 5% de la valeur ajoutée globale de l’année dernière, soit moins que la part des services de l’administration. Cette situation est anormale au moment où, la demande locale de produits manufacturés n’a jamais été aussi importante. Cette situation est inacceptable aussi, alors que l’Algérie dispose d’une importante base industrielle ayant besoin de relance et de savoir faire. 

De plus, les difficultés de notre outil industriel ne sont pas une fatalité. Elles sont le tribut que ce même outil, public et privé, a chèrement versé à la crise économique et à la tragédie nationale. Partant, cette industrie nationale dans tous les secteurs a droit à un léger répit pour s’adapter et se préparer une concurrence sévère sur le marché local, et à prendre part à l’échange international avec quelques chances de succès.

En quatrième lieu, le devenir économique de l’Algérie ne saurait se construire dans le secteur des services seulement, surtout lorsque ces derniers s’avèrent être pour l’essentiel le fruit de l’activité d’importation sous une forme ou sous une autre, des importations financées dans leur quasi-totalité par la rente des hydrocarbures.

En cinquième lieu, l’investissement étranger envers lequel l’Algérie ne cessera pas de multiplier ses appels, et qu’elle a tant revendiqué en contrepartie d’une très large ouverture de son marché, n’a pas encore été au rendez vous sensiblement hors du secteur des hydrocarbures. 

En sixième lieu, l’Algérie dispose d’atouts importants pour réaliser elle-même son développement économique. L’Algérie n’a pas besoin de privatiser pour assurer les équilibres de ses finances publiques ; cette privatisation dont la mise en œuvre sera suivie de plus près par l’Etat doit permettre une plus grande valorisation de toute entreprise transférée de la propriété publique vers celle de privés nationaux.

L’Algérie n’est pas aussi dans l’attente des investissements directs étrangers pour consolider sa balance des paiements. Par contre, elle est en quête de l’apport extérieur, dans le cadre de partenariats, pour satisfaire ses besoins en technologies, en savoir faire, en gestion de qualité, et en ouverture de marché à l’étranger.  

En septième lieu enfin, la détermination de notre pays à insérer son économie dans celle du monde ne saurait servir de passage pour transformer notre pays en comptoir commercial. Elle ne devrait pas également servir d’alibi pour cantonner le capital et l’initiative privés dans la spéculation et les activités parasitaires, par crainte de ne pouvoir survivre face à la compétition avec les productions étrangères sur le marché national. 

Le développement économique national doit d’abord compter sur les potentialités locales, publiques et privées, des potentialités qui, nous le disons sans complexe, demeurent dans le besoin d’un apport qualitatif de l’étranger. 

Mais, dans le même temps, l’entreprise algérienne, publique ou privée, doit savoir qu’elle pourra compter sur les pouvoirs publics pour accompagner son essor sur son propre marché et pour tirer prioritairement profit de la commande publique. 

A titre d’exemple, les entreprises locales publiques, privées ou mixtes, sont désormais éligibles à une marge préférentielle pouvant aller jusqu’à 25% sur la commande publique, alors que les autorités nationales oeuvrent actuellement pour ménager des phases transitoires au profit de l’économie nationale dans le processus de mise en œuvre de la grande zone arabe de libre échange, dans la réalisation de la zone de libre échange avec l’union européenne, ou demain, dans le cadre de l’adhésion de notre pays à l’Organisation Mondiale du Commerce. 

Telle est donc Monsieur le Président, Honorables Membres du Conseil de la Nation, Mesdames et Messieurs, la toile de fond sur laquelle se déploie la démarche nationale en matière de promotion du développement économique, et dont je citerai ici trois principaux repères.

Premièrement, l’agriculture bénéficiera d’un important appui, décidé par M. le Président de la République, pour un montant annuel de 200 milliards DA. 

Conjugué avec la sécurisation des exploitants des terres agricoles publiques, ce soutien est destiné à renforcer la sécurité alimentaire du pays, à créer des emplois nombreux et à améliorer les revenus du monde rural. 

Il s’accompagne d’un vaste programme pour assurer la disponibilité des intrants et des équipements, améliorer l’irrigation agricole, et mettre en place un dispositif efficace pour la régulation des produits agricoles au profit du fellah et du consommateur.

Les subventions publiques à l’agriculture dont le ratio est encore inférieur à celui pratiqué dans les pays développés, pourraient évoluer à la hausse, au rythme avec lequel augmenteront les productions agricoles notamment stratégiques, se réduira la facture des importations alimentaires, et au rythme avec lequel l’économie agricole contribuera à  la sauvegarde du pouvoir d’achat des consommateurs.

Deuxièmement, l’ensemble des entreprises du pays seront accompagnées et encouragées dans leur développement. 

Ainsi, les entreprises publiques qui disposent encore d’une part de marché, seront remises à niveau par l’Etat propriétaire, et accèderont au financement bancaire nécessaire à leur modernisation. Près de 200 entreprises publiques ont déjà bénéficié de la mise en route de leur processus de modernisation pour un total de plus de 600 milliards DA dont notamment près de 500 milliards DA de crédits bancaires sur le long terme et fortement bonifiés, près de 100 milliards DA de fonds propres. Par ailleurs, l’Etat s’active pour mobiliser des partenaires, aux conditions législatives nouvelles, pour participer à la modernisation de ces entreprises publiques. A ce titre, les prises de participations du Fonds national d’investissements dans le capital des sociétés mixtes, ont fortement concouru aux nombreux partenariats! qui ont marqué l’année 2010. 

Pour les petites et moyennes entreprises, un arsenal de dispositions ont été prises en vue notamment, de garantir leurs crédits bancaires, d’alléger leurs charges fiscales, et même d’alléger leurs charges parafiscales en contrepartie de recrutements. Un document vous a été distribuée mettant en valeur les mesures sans comparaisons ailleurs dans le monde, déployée par l’Etat en faveur de ses petites et moyennes entreprises.  

A présent, le Gouvernement a mis en place un important programme de soutien à leur mise à niveau, pouvant englober 20.000 petites et moyennes entreprises si la volonté se manifeste chez leurs propriétaires, car il est nécessaire de rappeler que par delà tout soutien ou incitation publics, l’acte d’entreprendre ou de moderniser l’entreprise engage d’abord et surtout l’entrepreneur concerné.

Troisièmement, les partenaires étrangers, et d’abord les pays frères et amis et les entreprises qui activent sur notre marché, sont de nouveau, instamment appelés à concourir au développement de l’Algérie et à la modernisation de son économie. 

En contrepartie, l’Algérie dont le cadre juridique de l’investissement est désormais consolidé et donc stabilisé, offre à ceux qui sont disposés à l’accompagner dans son développement des avantages nombreux.  

Il s’agit d’abord d’un marché solvable et important dont le poids est renforcé par une dépense publique d’investissements de plus de 280 milliards de dollars sur cinq années. Il s’agit ensuite d’un réseau d’infrastructures en expansion, d’un crédit disponible localement, et d’avantages comparatifs certains, en coût de l’énergie, de main d’œuvre qualifiée et même de charge fiscale inférieure en permanence à celle des pays développés.   

L’Algérie offre également aux sociétés mixtes créées avec ses partenaires les importants avantages de son code des investissements, qui correspondent à une quasi défiscalisation durant la phase de maturation ainsi que l’accès aux commandes publiques aux conditions préférentielles reconnues aux entreprises nationales.

En retour, l’Algérie attend des investissements mixtes qui seront réalisés chez elles, le recours aux biens et aux services locaux, le développement du taux d’intégration nationale, le réinvestissement de la contrepartie des avantages fiscaux obtenus, et la réalisation de balances en devises positives, d’abord par une substitution aux importations, et ensuite par une exportation de productions sous leur propre label.
 
C’est donc pour valoriser davantage nos atouts nationaux que le Code des marchés publics dispose que désormais, toute entreprise étrangère désireuse de soumissionner pour un contrat public de biens ou de services en Algérie, devra accompagner son offre d’une proposition de participation à la modernisation d’une entreprise algérienne, ou d’investissement dans notre pays, selon les normes désormais en vigueur, à savoir 51% du  capital pour la partie algérienne et 49% pour le partenaire étranger.

Comme chacun le sait, cet usage du levier de la commande publique pour développer l’investissement et l’économie, est une règle largement utilisée dans le monde, y compris dans les pays les plus développés. 

A travers toute cette démarche, le Gouvernement a trois objectifs majeurs.

Il s’agit d’abord de porter la croissance du secteur agricole à 8% annuellement de manière stable et continue. Il s’agit ensuite de relever de 5% à près de 10%, la part de l’industrie dans la valeur ajoutée globale qui se créé annuellement. Il s’agit enfin de poursuivre la réduction du chômage bien en deçà de 10% durant les cinq prochaines années. 

Monsieur le Président du Conseil de la Nation,
Mesdames, Messieurs les membres du Conseil de la Nation,
Mesdames et messieurs,

Tels sont donc le bilan et les perspectives que le Gouvernement a l’honneur de vous présenter dans le cadre de sa Déclaration de politique générale. 

Ces perspectives pourraient peut être, paraître trop optimistes pour certains. Ce serait alors oublier le scepticisme parfois sincère qui avait accueilli  les perspectives tracées par les Pouvoirs publics dans le précédent programme quinquennal d’investissements par exemple. 

Le Gouvernement a l’immense privilège de travailler sous l’autorité d’un Dirigeant formé à l’école de la lutte de libération nationale, j’ai nommé par là Monsieur le Président Abdelaziz BOUTEFLIKA, et de servir un peuple qui a toujours surpris par ses capacités souvent insoupçonnées, à l’image de son triomphe du joug colonial ou plus récemment de sa résistance, solitaire mais admirable, au milieu de la tempête de la Fitna et du terrorisme.

Forte de ses deux atouts, l’Algérie dispose également aujourd’hui d’atouts financiers qui demeureront exceptionnels dans son histoire et qu’il importe donc de valoriser au service de la construction d’une Algérie forte et sereine. 

Cette Algérie est digne de nourrir des ambitions dignes de ses moyens et de ses enfants. Le Chef de l’Etat en a proposé la démarche, le peuple souverain y a démocratiquement adhéré, et le Gouvernement s’attelle à la traduire en résultats sur le terrain.

Cette démarche a besoin de l’appui et du soutien des forces politiques et sociales qui y croient, qui y adhèrent, ou qui se reconnaissent au moins dans ses objectifs.

Le soutien des forces politiques au programme présidentiel et à son exécution par le Gouvernement, doit nécessairement s’affirmer loin de tout comportement partisan ou électoraliste sur quelque sujet que ce soit. En cela, l’enjeu est le succès des réformes et la modernisation du pays, ainsi que la construction de son développement. 

Le soutien des organisations nationales au programme présidentiel doit aussi passer par la rupture avec toute logique de caste. En cela, l’enjeu est l’égalité entre les citoyens qui est à la base de l’unité de la nation ainsi que la préservation de la richesse du pays qui est un patrimoine collectif.

Naturellement, je ne saurais manquer cette occasion d’appeler l’Union Générale des Travailleurs Algériens à mobiliser ses adhérents pour valoriser la relance de nos entreprises, et pour éviter que la démagogie ou les manœuvres politiciennes n’aboutissent à l’oubli de l’impératif de la rentabilité, sans lequel les efforts d’aujourd’hui seraient une nouvelle fois sans lendemain.

Aux organisations patronales que je salue, je tiens à réaffirmer l’attachement du Gouvernement à la Tripartite, et son espoir de voir le Pacte national économique et social enrichi et reconduit. Dans le même temps, le Gouvernement appelle le capital privé national à s’engager davantage dans l’investissement productif, la création de richesses et d’emplois, et la participation à la croissance. 

De vous Mesdames et Messieurs les membres du Conseil de la Nation, le Gouvernement qui vous réitère l’expression de son profond respect, sollicite vos avis éclairés et votre soutien précieux.

Monsieur le Président, Mesdames et messieurs, je vous remercie de votre patience et de votre aimable attention. 
Par R.N.D_ORAN - Publié dans : presee & RND
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Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 18:57

Les messages d'Ahmed Ouyahia aux « ennemis » de l’Algérie 

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Ahmed Ouyahia a demandé, jeudi 11 mars, au conseil national du RND d'analyser « les attaques » externes contre l'image de l'Algérie et la dignité des voyageurs algériens. « Il reviendra à cette session d'analyser la signification d'une série de phénomènes qui se manifestent actuellement et comprendre leurs objectifs réels », a dit M. Ouyahia à l'ouverture des travaux de la troisième session ordinaire du Conseil national de son parti, jeudi à Alger.
 
« Qu'il s'agisse des attaques qui se succèdent de l'extérieur, pour remuer le couteau dans la plaie de notre lutte solitaire contre le terrorisme, ou pour porter atteinte à l'image de notre pays et à la dignité de nos citoyens se rendant à l'étranger », a-t-il ajouté. M. Ouyahia fait allusion à la présence de l'Algérie sur les listes américaine et française des pays à risque et la relance en France de la polémique sur la mort des sept moines de Tibhrine en 1996 à Médéa.
 
Le Premier ministre ne s’est pas contenté de pointer du doigt, sans les nommer, « les ennemis externes » de l'Algérie. M. Ouyahia a fait de même pour les « ennemis internes ». Il a appelé à comprendre les objectifs « des réactions sournoises de certains lobbies, en relation avec les intérêts extérieurs, pour contrer la volonté de l'Etat de préserver les capacités financières du pays et de redresser le tissu économique, en un mot, de servir les intérêts du peuple et œuvrer pour l'avenir de la nation ». Par ses propos, le Premier ministre vise sans doute les adversaires algériens des mesures prises en 2009 pour réduire les importations contenues dans la Loi de finances complémentaires (LFC) entrée en vigueur fin juillet dernier.
 
Le Premier ministre a également insisté sur la nécessité de comprendre « les tentatives de déstabiliser le moral de la population par le biais de rumeurs fantaisistes sur des clivages au sein des institutions de la République, ou même par des rumeurs abjectes sur la santé du chef de l'Etat ». Il veut également comprendre « l'agitation sociale entretenue dans certains espaces du service public, en dépit des efforts faits par l'Etat pour répondre aux attentes des fonctionnaires ». « Je pense que tout cela est lié et exige de nous vigilance et réaction », a-t-il affirmé.
 
M. Ouyahia vise les syndicats autonomes des secteurs de l'éducation nationale et de la santé publique, qui ont déclenché des grèves ces derniers mois pour réclamer de meilleurs salaires. 
 
Enfin, Ahmed Ouyahia a réitéré le soutien "actif" du RND au président Abdelaziz Bouteflika pour la mise en œuvre de son programme. 

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3ème SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL NATIONAL
 
 
DECLARATION FINALE
 
 
Le Conseil National du Rassemblement National Démocratique, réuni en sa troisième session ordinaire les 11 et 12 Mars 2010 à ZERALDA,
 
Après avoir entendu la déclaration de M. Ahmed OUYAHIA, Secrétaire Général du Parti, et à l’issue d’un riche débat ;
 
Déclare ce qui suit :
 
S’agissant de la situation au niveau national :
 
Premièrement, le Conseil national relève avec satisfaction les progrès réalisés par les forces nationales de sécurité, à leur tête l’Armée Nationale Populaire, dans la destruction des derniers groupes terroristes qui s’évertuent encore à porter atteinte à la sécurité des biens et des personnes. Il se recueille à la mémoire des martyrs du devoir national et réitère sa solidarité avec les familles des victimes du terrorisme.
 
Le Conseil national réitère son soutien à la politique de réconciliation nationale initiée par le Président Abdelaziz BOUTEFLIKA, et endossée par le peuple souverain. Il considère que cette démarche garde tout son mérite pour la conjugaison de toutes les énergies du pays au service de la reconstruction nationale, dans le respect de la Constitution et des lois de la République.
 
Deuxièmement, le Conseil national salue les avancées enregistrées par le pays au plan économique et social, grâce aux importants efforts d’investissements de l’Etat et au dialogue social.
 
A ce titre, il relève avec satisfaction que la croissance hors hydrocarbures a atteint près de 9% l’année dernière, alors que le chômage a de nouveau régressé de manière importante, se situant désormais à 10,2%.
 
Il salue et soutient les mesures initiées par le Gouvernement, en application des décisions du Président Abdelaziz BOUTEFLIKA, pour canaliser l’ouverture économique dans le sens d’une préservation des ressources financières de la Nation, et de la réhabilitation de la place et du rôle des entreprises nationales.
 
Troisièmement ; Le Conseil national se félicite également des mesures importantes prises en faveur des travailleurs, qu’il s’agisse des augmentations de salaires au bénéfice des fonctionnaires découlant de leur nouveau statut et de celles induites par la révision de leur  régime indemnitaire, qu’il s’agisse de l’augmentation du SNMG à hauteur de 25%, arrêtée par la dernière tripartite, ou qu’il s’agisse de l’engagement des négociations pour la révision des conventions de branche dans le secteur économique.
 
Il considère que le maintien d’un haut niveau de développement national, en dépit de la crise économique et financière grave qui a sévit dans le monde et qui n’est pas encore résorbée, confirme la justesse des choix initiés par le Président Abdelaziz BOUTEFLIKA et soutenus par le Rassemblement national démocratique.
Quatrièmement : le Conseil national considère également que le prochain programme public d’investissements pour la période 2010 à 2014, dont le Chef de l’Etat a indiqué le montant, le 24 Février dernier, à plus de 20.000 milliards DA, représente une opportunité exceptionnelle, de nature à permettre au pays de résorber définitivement tous ses retards, et de rejoindre ainsi le peloton des pays émergents. Il nourrit davantage cette conviction en tenant compte notamment des données suivantes :
 
- d’abord, la volonté de l’Etat de soutenir plus que jamais le développement de l’agriculture, d’engager une politique consistance de mise à niveau des petites et moyennes entreprises, et d’accompagner la relance et la modernisation des entreprises publiques disposant d’un plan de charge ;
 
- ensuite, la détermination des pouvoirs publics à augmenter la part des entreprises nationales dans la réalisation des investissements financés par l’Etat, et à amener les entreprises étrangères contractant des marchés en Algérie, à associer véritablement les entreprises algériennes à leur exécution ;
 
- enfin, la résolution de l’Etat, sous la conduite du Président de la République, a combattre toute atteinte aux deniers publics et d’abord le fléau de la corruption.
 
Le Conseil national considère que cette phase intense dans le processus de redressement national, interpelle chaque citoyen et chaque citoyenne, par delà tout clivage politique, pour concourir au succès des efforts déployés au service du peuple et de la pérennité de son bien être économique et social. Il considère aussi que nul ne doit oublier que les ressources tirées des hydrocarbures ne sont pas durables, ni occulter les graves difficultés auxquelles sont aujourd’hui confrontés des peuples dans des pays même développes.
 
Cinquièmement : Fidèle à son engagement plaçant l’intérêt national au dessus de toute autre considération, le Rassemblement National Démocratique refuse de se taire par confort politique, devant la résurgence de certains phénomènes auxquels l’Algérie a payé déjà un prix très grave :
 
- qu’il s’agisse du recours répété à des revendications locales par des voies anarchiques n’ayant pour effet que de porter atteinte à la quiétude de la majorité de la population ;
 
- ou de l’abus dans le recours aux grèves, en dépit des acquis sociaux par des travailleurs concernés dans certains secteurs de la Fonction publique, détournant le droit constitutionnel à la grève, et prenant en otage la population privée du service public notamment de l’Education ;
 
- qu’il s’agisse aussi des pratiques spéculatives dans la sphère commerciale, qui  rognent sur le pouvoir d’achat des citoyens, génèrent des rentes mal acquises, et relancent l’inflation qui est une menace critique pour le pays ;
 
- ou de l’opposition de lobbies économiques locaux aux mesures de sauvegarde économique prises par l’Etat, attitude contraire aux intérêts de l’économie nationale et même à ceux biens compris des membres de ces lobbies ;
 
- ou qu’il s’agisse enfin, des tentatives de certains milieux politiciens de renouer avec les campagnes insidieuses, visant à nuire à l’image du pays, ou a jeter le doute au sein de la population.
 
Tout en rappelant que l’Algérie, et d’abord son peuple, a payé un prix très lourd pour la restauration de la sécurité et de la paix civile dans le pays et pour la relance du développement en dépit de ses limites actuelles, le Rassemblement national démocratique appelle toutes les forces politiques et sociales, par delà tout clivage ou obédiences politiques,  à soutenir la dynamique de progrès que le pays a entamé de nouveau.
 
En ce qui le concerne, le Rassemblement national démocratique réitère :
 
- son plein soutien à son Excellence M. Abdelaziz BOUTEFLIKA pour la mise en œuvre de son programme consacré par le suffrage populaire majoritaire, invitant ses militants et ses militantes à continuer à se mobiliser à cet effet sur le terrain ;
 
- son soutien à la démarche du Gouvernement pour l’application du programme présidentiel ;
 
- et son engagement sincère au sein de l’Alliance présidentielle, dont est attendue une mobilisation plus active derrière le Chef de l’Etat, pour relayer son action sur le terrain.
 
S’agissant de la situation au niveau international :
 
Sixièmement : le Conseil national dénonce vigoureusement le double langage de certains Etats dans la lutte contre le terrorisme pourtant déclarée comme une cause solidaire par toute la communauté internationale, et même codifiée par des résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies.
 
Il condamne les compromissions à courte vue avec le terrorisme, à travers la libération de criminels condamnés par la Justice de leur pays, en violation de conventions judiciaires, et à travers le paiement de rançons aux terroristes, en négation de la résolution pertinente du Conseil de Sécurité prohibant de tels actes ;
 
Il exprime sa profonde préoccupation devant la propagation du danger terroriste dans la région du Sahel voisine de l’Algérie, phénomène accompagné et nourri par des trafics multiples, y compris le trafic de drogue.
 
Tout en saluant les efforts déployés par l’Algérie pour soutenir la lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel et contribuer à une solidarité régionale contre ce fléau, le Rassemblement national démocratique en appelle aux peuples et aux forces politiques des pays sahéliens voisins pour un engagement plus soutenu de leur gouvernement respectif dans cette même voie, au service de la paix, de la sécurité et du développement de la sous région.
 
Il exprime son rejet de toute velléité d’ingérence extérieure dans la région du Sahel sous couvert de la lutte contre le terrorisme, convaincu que ces tentatives n’auront pour résultat que de transformer la sous région en foyer de tension grave.
 
 
Septièmement : Le Conseil national condamne avec force les récentes mesures prises par les Gouvernements américain et français, à l’encontre de nos compatriotes  se rendant dans ces pays ou transitant par leur territoire, mesures attentatoires à la dignité du peuple algérien. 
 
Il considère que de tels actes sont une nouvelle démonstration de la duplicité de ces mêmes gouvernements envers l’Algérie, qui a combattu seule hier le terrorisme abject sur son propre territoire, et dont les avertissements que l’hydre terroriste ne connaît ni frontière, ni nationalité ni aucune autre barrière, n’ont pas été écoutés en leur temps.
 
Il exige des gouvernements concernés la révision sans délai de ces mesures diffamatoires pour le peuple algérien. A défaut, le Rassemblement national démocratique soutient par avance toute mesure de réciprocité que l’Etat décidera de prendre, ainsi que toute conséquence qu’il décidera souverainement de tirer de cette situation.
 
Huitièmement : Le Conseil national rappelle au peuple français et à ses dirigeants politiques que toute volonté proclamée de bâtir une relation approfondie de coopération avec le peuple algérien ne saurait aboutir :
 
- sans le préalable de la reconnaissance par la France des crimes qu’elle a perpétrée pendant son occupation de l’Algérie,
 
- sans une attitude de respect mutuel de la part de la France envers l’Algérie indépendante et souveraine, une attitude qui ne saurait composer ni avec l’atteinte à la dignité du peuple algérien ou de son importante communauté établie en France, ni encore moins avec des campagnes insidieuses et récurrentes ;
 
- et sans une coopération mutuellement avantageuse, dans laquelle l’Algérie cessera d’être considérée comme un simple débouché pour les entreprises françaises. La coopération mutuelle signifie des intérêts réciproques concrets.
 
Une telle conception de l’avenir des relations algéro-françaises n’est pas la vision d’un parti politique donné ou d’une génération particulière de notre peuple, notamment la génération, qui a eu le mérite de libérer le pays du joug colonial, une génération à laquelle l’Algérie gardera une reconnaissance profonde et éternelle.
 
Les revendications du peuple algérien concernant les excuses attendues de la France, le respect attendu de la France, et le partage des intérêts entre les deux pays, constituera toujours un consensus national inébranlable, par delà les générations, et par delà les circonstances.
 
Neuvièmement : le Conseil national réitère sa solidarité avec le peuple sahraoui frère, sous la direction du Front POLISARIO, et dénonce les graves violations des droits de l’homme perpétrées par le régime marocain à l’égard des citoyens sahraouis.
 
Il appelle la communauté internationale à assumer enfin ses responsabilités et à mettre en œuvre les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies, pour l’exercice par le peuple sahraoui, de son droit inaliénable à l’autodétermination, sous l’organisation et la supervision de la Mission des nations unies pour le référendum au Sahara Occidental.
 
 Saisissant l’occasion de la commémoration récente de la fondation de l’Union du Maghreb Arabe, il lance un appel au peuple marocain frère à amener ses dirigeants à sortir cet ensemble régional de l’impasse, grâce au règlement juste et définitif du conflit de décolonisation du Sahara Occidental à travers le respect de la légalité internationale.
 
Dixièmement : le Conseil national réaffirme son soutien au peuple palestinien frère dans sa lutte pour l’avènement de son Etat indépendant et souverain avec EL QODS pour capitale.
 
Il dénonce avec force l’embargo contre le peuple palestinien à GHAZA par le fait du régime sioniste, mais aussi malheureusement, avec la complicité active d’un pays arabe  voisin de ce territoire. Il lance un appel aux forces politiques palestiniennes pour rétablir leur unité nationale en faisant prévaloir la libération de la Palestine dans ses frontières de 1967, au-delà de toute autre considération.
 
Il exprime l’espoir que le prochain sommet arabe saura répondre aux attentes de la Nation arabe, pour la libération de la Palestine, la sauvegarde de l’unité et de l’intégrité territoriales de l’Irak et du Soudan, et pour la préservation de la dignité et des intérêts de la nation arabe en général.
 
Gloire aux vaillants martyrs de la lutte de libération nationale ;
Longue vie au Rassemblement national démocratique,
Vive l’Algérie.
 
*          *          *
Par R.N.D_ORAN
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Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /Fév /2010 20:18
La célebration du 13éme anniversaire du R.N.D fut célebré le 21 Avril  a la salle des fétes de l'hotel ''le PRESIDENT''. Aprés l'allocution d'ouverture et de bien venue donnée par le coordinateur de wilaya monsieur kada benatia,qui a axé son intervention sur les raisons qui ont mener à la création du parti en 1997 avec un bref apercu historique sur les differentes haltes qu'a connu le parti.
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viens ensuite la lecture par un membre du bureau de wilaya en l'occurence monsieur Houari BOUKERCHE du m
essage de Monsieur Ahmed OUYAHIA, Secrétaire Général du Parti aux militants et aux militantes etqui se voulait étre un message rassembleur et d'orientation envers tous les militantes et militants. 
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رسالــــــــــــة الأميـــــــــن العـــــــــام
إلى الســــادة والســيدات مناضــلي ومناضــلات
التجمـــع. بمناسبــة إحيــاء الذكــرى
الثالثــة عشـر لتأســيس التجمــع
إخواني أخواتي المناضلين و المناضلات الأفاضل
 
 
نحتفل في الواحد و العشرين فبراير بالعيد الثالث عشر لميلاد التجمع الوطني الديمقراطي الذي شهد النور في غرة العام ألف و تسع مائة و سبعة و تسعين.
 
ثلاث عشرة سنة هي في الحقيقة، مرادف لمفارقة جلية تدعو بدون مجاملة للذات، إلى التأمل في عائلتنا السياسية الفتية بحؤولها، الأثيلة المتأصلة بمرجعيتها الثورية، الكبيرة الراشدة بإنجازاتها التي تفوح بالوطنية الخالصة حتى يخيل أن منشأها ضارب في أعماق تاريخ سحيق.
 
إن هذه المناسبة السعيدة المتجددة تستوجب علينا أن ننوه دون كلل أو ملل بالذين مهدوا لتأسيس حزبنا و أرادوا له بمشيئة الله و بعزم رجال و نساء أبرار أن يرى النور، و كان ذلك في مشهد متأزم حمله فتياً وزر مأساة وطنية أبلى خلالها بلاء الأبطال و كان خير خلف لخير سلف، ذلك الرعيل الأول من آبائنا و إخواننا شهداء ثورة نوفمبر المجيدة، و المجاهدين الأشاوس الذين أنجبوا جيلاً آخر من شهداء الواجب الوطني لم يتأخر عن الإقتفاء بتضحياتهم الجسام.
 
إن التجمع الوطني الديمقراطي مثلما عهدتموه بالأمس، له الشجاعة الكافية والإرادة الصارمة اليوم و غداً ليظل حصناً منيعاً في وجه المناورات داخليةً كانت أم خارجية و التي تحاول ضرب مصلحة واستقرار الوطن.
 
فكيف لا و جهد عائلتنا السياسية و نضالاتها و مواقفها الثابتة تؤكد باستمرار أن مرجعيات حركة التحرير الوطني و الحرص الدائم على تجسيد المبادئ و القيم المدونة في بيان أول نوفمبر هي المنارة التي لا يخبو إشعاعها على كل الأهداف التي ينشدها التجمع و يسعى إلى تحقيقها.
 
و علينا جميعاً أن نتسلح بما يلزم من العزيمة و الإقدام لمواصلة نقل هذه الأهداف من نطاق الشعارات إلى دائرة الفعل باتجاه أفق استكمال مسار التقويم الوطني الذي ينضوي تحت لوائه التجمع الوطني الديمقراطي بقناعة لا تلين و بكل فخر و اعتزاز.
 
و لا يخفى على أحد أن التقويم الوطني يستقي زاده و غذاءه من صلب مفاهيم العدالة الإجتماعية و الديمقراطية والجمهورية و وحدة و سلامة الأمة  و جغرافيتها، بل إنه استنساخ لديناميكية التحولات المستمرة المتوارثة عن ثورة التحرير الوطنية التي نحن أبناؤها.
 
و حتى يفي استكمال التقويم الوطني بكل مدلولاته و مقاصده، يجب أن لا يتوقف هذا الأخير عند حد دحر ما تبقى من الإرهاب المتعنت و إنما ينبغي أن يمتد إلى ترسيخ ثقافة المصالحة الوطنية في المجتمع. و لأننا أدينا بالأمس واجبنا في محاربة الإرهاب و التلاعب السياسي بالإسلام و بمقويات الهوية الوطنية، فإننا نؤكد مجدداً دعمنا الكامل لخيار المصالحة التي تأتي تتويجاً للمنهج الذي سمح للجزائر باستعادة أمنها و عافيتها و استقرارها و مكانتها في المحافل الدولية انطلاقاً من سياسة الرحمة و الحوار الوطني إلى مرحلة الوئام ثم المصالحة الوطنية دون أي تفريط في محاربة الإرهاب التي لم و لن تفتر إلى غاية القضاء نهائياً على هذه الآفة.
 
فالجزائر اليوم، بفضل تضحيات الواجب الوطني و تفاني قوات الأمن و في ظل السياسة الحكيمة لفخامة رئيس الجمهورية، أصبحت في مأمن من الجنون القاتل للإرهاب و المغامرات السياسوية التي كادت أن تعصف ببلادنا منذ أواخر الثمانينات.
 
و لقد كانت مساندة التجمع الثابتة لفخامة رئيس الجمهورية السيد عبد العزيز بوتفليقة منذ سنة ألف و تسع مائة وتسعة و تسعين إلى يومنا هذا من منطلق إيماننا الراسخ بجدوى مشروع فخامة الرئيس و أفقه الواعدة على درب التقويم الوطني. و لا يمكن تجاهل ما تم تحقيقه في هذا المسار، فهاهي الجزائر اليوم تتذوق من جديد نعمة الإستقرار السياسي في ظل التعددية و القطيعة النهائية مع المزايدات و الحوارات السياسوية التي اظمحلت و معها كثير من الطابوهات أمام سيادة الشعب و ديمومة الإحتكام إلى صناديق الإقتراع، الفيصل الوحيد بين القوى السياسية الوطنية الشرعية و المشروعة.
 
 و في ظل هذا الإستقرار السياسي الذي شارك حزبنا بقسط وفير، في استتبابه إلى جانب شركائه في التحالف الرئاسي و القوى الوطنية الأخرى، نستطيع القول دون أية عقدة، إننا نفتخر و نعتز بالإنجازات التي حققها التجمع الوطني الديمقراطي في مختلف الإستحقاقات التي شهدتها الساحة السياسية و كان آخرها التجديد النصفي لأعضاء مجلس الأمة حيث حقق التجمع نتائج أكثر من إيجابية فاقت توقعات الكثيرمن العارفين بالمشهد السياسي الوطني و في هذا المقام نجزم بأن هذه النتائج الباهرة لم تأت عبثاً و إنما كانت ثمرة العمل الدؤوب و الممنهج و كذا ثبات المواقف و مواصلة التجذر في أعماق المجتمع بتقديم الإضافات الناجعة سواءً على مستوى المجالس المحلية أو الوطنية.
و لا ريب أن المثابرة في الإنصات إلى تطلعات مختلف فئات المجتمع سيمكن عائلاتنا من تحقيق المزيد من الإنتصارات في الإستحقاقات المقبلة و تحصين المكانة المرموقة التي يحتلها التجمع على الساحة السياسية.
 
و لا أدل على هذه الوثبة الوطنية إلا توفيق الجزائر في لملمة جراحها و تخطي أزمتها المالية و هي اليوم تعود بخطى وئيدة و ثابتة إلى دفع عجلة التنمية بقوة من خلال إرادة سياسية إتضحت معالمها و نتائجها جلياً في شكل برامج تنموية عمومية غير مسبوقة سواءً من حيث الهياكل القاعدية أو في قطاعات المواصلات و السكن و الفلاحة بالإضافة للمجهودات المعتبرة المبذولة لتحفيز الإستثمارات المنتجة.
 
و في هذا الصدد لا يفوتنا التذكير بأن ديناميكية التحولات الوطنية الضرورية في عالم لا مكان فيه للضعفاء، كانت هي الدافع لجملة الإجراءات الإقتصادية التي تم اتخاذها مؤخراً و التي إخترقت جدار لوبيات الريع و الضغوطات المختلفة داخل و خارج الوطن. إجراءات تهدف إلى ترقية الإقتصاد و حمايته من الخروقات الداخلية و الخارجية و كذا إلى تشجيع الإنتاج الوطني، لأننا نؤمن إيماناً راسخاً بأنه لا ثروة حقيقية إلا تلك التي تكون ثمرة الجهد و العمل. و لا تعدو الإيرادات الناتجة عن المحروقات التي لازال يعتمد عليها بالأساس اقتصادنا الوطني إلا وسيلة للتحرر من قيد نفس هذه الثروة النفطية و الإنتقال إلى الإقتصاد الذي يقوم على أساس الإنتاجية الوطنية التنافسية. تلك هي الدوافع المشروعة التي تقف وراء مثل هذه الإجراءات و تلك هي الأسباب التي من أجلها يجب علينا جميعاً الدفاع عن هذا التوجه.
 
لقد كنا دوماً ولازلنا نؤكد على هذه المبادئ التي تجعل السيادة الوطنية الحقيقية مقرونةً بثروات وطنية مستديمة و بقيمة العمل و الواقعية تجنباً للوقوع من جديد رهينة المديونية و تقلبات أسعارالنفط.
 
إن الإنشغال بدفع وتيرة التنمية الوطنية إلى الأمام لا يمكن بمفرده أن يحقق الطفرة المنتظرة على درب التقويم الوطني بل يجب أن نحصن ذلك و نثابر في التحسيس بضرورة تغيير الذهنيات و السلوكات التي يتجلى الكثيرمنها إلى حد يومنا هذا، في شكل إستباحة المال العام و الإختلاسات و الرشوة و المحسوبية.
 
إن هذه الآفات التي إن ستشرت في الزمان والمكان ستنخر لا محالة مقدرات الأمة و ترهن مستقبل الأجيال و لا مناص من ضرورة التكفل بمعالجة هذه الظاهرة التي تعد نوعاً آخر من أنواع الإرهاب الذي تواجهه الجزائر. فلا خير في تجاهل هذه الظواهر الهدامة و لا خير في قوم لا يتناصحون بحتمية محاربة هذه السلوكات الشاذة بقوة العدالة و القانون، و بصفة دائمة بعيداً عن مفاهيم الحملات الظرفية و التوظيف السياسي و المغالطات المبيتة.
 
إن جزائر اليوم تمتلك من القوة و الإستقرار و الحكمة و التعقل ما يجعلها قادرة على معالجة نقائصها بهدوء و رزانة و شفافية تجسيداً لواجب إجلاء الحقيقة التي يرغب فيها المواطنون.
 
و يجب علينا جميعاً أن نتكاتف و أن نحشد قوانا و نعبئ جهودنا لفائدة البلاد، و لا أشك في أن لديكم من الإرادة الطيبة و الشجاعة المستفيضة للوفاء بمثل هذا الإلتزام تجاه وطننا المفدى الذي فيه نحيا و إليه ننتمي و به نحتمي، فلنكن كلنها جيل نوفمبر، كلنا شهداء الواجب، كلنا حماة الوطن.
 
 و في الختام لكم مني إخواني أخواتي المناضلين و المناضلات في رحاب كل شبر من جزائرنا الحبيبة أو في المهجر أجمل المنى و أخلص التهاني مع أصدق و أنبل مشاعر الأخوة و التقدير و الإحترام، لكم و لحزبنا و للجزائر درة أعيننا
 
المجد و الخلود لشهدائنا الأبرار، تحيا الجزائر، عاش التجمع الوطني الديمقراطي.
 

الجزائر في : 19 فبراير 2010

 

 

                                 الأمين العام
                                        للتجمع الوطني الديمقراطي
                                                             أحمــد أويحـــي

 


Par R.N.D_ORAN
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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /Fév /2010 14:09
Le bureau national a organisé à ORAN  au niveau de l'Hotel ''PRESIDENT'' le 09/02/2010  une rencontre régionale ouest des femmes membres du conseil national à l'instar d'autres rencontres régionaux déja tenues et afin de débattre de l'implication de la gente feminine dans la vie politique et qui regroupaient les wilayas d'Oran,Mostaganem,Relizane,Tissemsilt,Tiaret,Saida,Sidi-belabbes,Mascara,Ain-témouchent et Tlemcen.
SDC10623.JPG
dans son allocution d'ouverture et aprés le message de bienvenue, le coordinateur de la wilaya hote et néanmoins membre du bureau national,monsieur kada BENATIA à axer son intervention sur le role primordial que représente la femme dans la société et de part sa valeur de relais de transmission entre le parti et la cellule familiale.
SDC10637.JPG
tout en évoquant la représentativiré de la femme au cours les échéances électorales tel que citées dans les résolutions du dernier congrés du RND, de mème que dans les recommandations du dernier conseil national afin d'axer tout les efforts organiques pour qu'il y est une représentativité de la femme au niveau de chaque bureau communal et enfin d'accentuer le travail de proximité.
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La représentante du bureau nationl chargée de la femme mme Loujertni Nadia l'animatrice de cette conférence a intrevenue sur la repsésentativité de la femme au sein des assemblées élues et son devenir, et de signaler qu'une commission nationale chargée de ce volet devra décider de la formule la plus appropriée afin de garantir une meilleure représentativité féminine . mme Loujertni à également précisé que le RND a créé des cellules au sein de la communauté universitaire avec une présence féminine remarquée et que, par conséquent, cette élite doit être préparée à des postes de
responsabilité politique.
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La parole fut ensuite données aux differentes représentantes des differentes wilayas afin de débattre sur les differents axes de cette représentativité politique et de donner un aperçu sur le taux d'avancement de  la situation organique ,ce qui a fructifier et enrichit les débats.
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Avant de clôturer les travaux de ce séminaire, monsieur Benatia invita les differents coordinateurs de wilayas ici présents à prendre la parole et dont chacun d'eux éxposa sa vision et son point de vue sur le thème de cette journée d'étude.
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Ainsi aprés le déjeuner se termina cette journée d'étude qui étais très bénéfique avec pleins d'enseignements  selon l'avis de toutes les participantes. 

  
 
Par R.N.D_ORAN
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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /Fév /2010 14:23
Le bureau de wilaya du RND d'oran a tenu une réunion regroupant tous les coordinateurs et élus locaux au sein du siége du bureau de wilaya et dont l'ordre du jour développé par le coordinateur  se tournait autour de: 
- le déroulement des élections sénatoriales pour le renouvellements des deux tiers des membres du conseil de la nation. 
- le développement de la situation organique au niveau de toutes les communes et dont un tour de table fut donner aux différents coordinateurs afin d'exposer leurs situation vis a vis des cartes d'adhésions et la situation des locaux abritant les bureaux communaux.
- la préparation du bureau de wilaya de la rencontre régionale de la femme structuré du rnd,et qui se déroulera le mardi 09/02/2010 au niveau de la salle de conférence de l'hotel président à ORAN.

en fin de la réunion un débat ouvert s'est avéré trés frictueux qui avait étaler les pboblémes qu'en cours les P/APC-RND,les coordinateurs et les differents élus au niveau de leurs communes. 
Par R.N.D_ORAN
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Lundi 3 août 2009 1 03 /08 /Août /2009 17:10
une cérémonie de remises de récomponses a étés organisés conjointement par le RND et l'établissement BELUX afin d'honorer les nouveax bacheliers




Aprés des discours prononcés en la circonstance par messieurs le directeur de l'éducation, du docteur BAHLOUL qui de sa part à inciter cette jeunesse à fournir plus d'éffort dans leur vie éstudiantine tout en offrant deux bourses d'études dans son établissement des études en ressources humaines (IDRH) et de monsieur BENATIA Kada député et coordinateur du  RND à ORAN,qui s'est attardé sur le devenir de cette jeunesse en leurs demandant de fournir  plus d'éffort en  citant comme exemple certaines jeunesse combattante qui a pu libérer le pays du colonialisme ainsi de certains universitaires algériens qui font le beau jour de la recheche des pays développés tels que les états unis.
Aprés la cérémonie de distibution des prix une collation fut organiser en l'honneur de tous les présents.
Par R.N.D_ORAN
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Jeudi 30 juillet 2009 4 30 /07 /Juil /2009 16:52
Une session du conseil de wilaya du RND s'est tenue ce jeudi 30 juillet 2009 au siége du bureau de wilaya et qui avait comme ordre du jour,la lecture des résolutions organiques et de politiques générale ainsi que les orientations prises lors du dernier conseil national tenues en début du mois de juin à Alger.
Par R.N.D_ORAN
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Ahmed OUYAHIA

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