

Le Premier ministre a estimé, hier, que « l’Algérie est parvenue à maîtriser l’ordre public sans recourir à la violence », en adoptant des mesures d’apaisement salvatrices pour calmer le front social.
Ahmed Ouyahia, qui animait une conférence de presse à Djenane El-Mithak (Alger), à l’issue de la tripartite, a tenu à préciser dans ce sens, que « les forces de l’ordre sont parvenues à maîtriser la situation sans recourir aux bombes lacrymogènes », tout en énumérant les « cartes » qui ont permis à l’Algérie de faire face à cette agitation sociale.
Il s’agit, selon le conférencier, de l’expérience pionnière de notre pays en matière de démocratie, de multipartisme et de libertés syndicale et d’expression et du lourd tribut payé par les Algériens lors de la décennie terroriste.
Cependant, le Premier ministre n’a pas manqué de pointer du doigt, encore une fois, « les lobbies d’intérêt et les barons de l’informel » comme étant les instigateurs de mouvements de contestation, en dehors des revendications sur l’emploi et le logement somme toute légitimes. Ahmed Ouyahia s’est également exprimé sur les consultations sur les réformes politiques engagées par le chef de l’Etat autour des projets de révision de la Constitution notamment et des lois sur l’information, sur les partis politiques et sur la loi électorale.
Il n’a pas raté cette occasion pour défendre Abdelkader Bensalah, désigné président de l’instance chargée des consultations, et ce, face au tonnerre de critiques qui pesaient sur lui. « Le chef de l’Etat a désigné le deuxième homme de l’Etat pour mener ces consultations, il s’agit d’un respect profond pour le peuple et toute la classe politique », a-t-il soutenu, tout en précisant que le processus des réformes ne date pas d’aujourd’hui, car enclenché par l’Algérie depuis l’ouverture démocratique.
A ce titre, Ahmed Ouyahia a coupé court aux adeptes d’élections législatives anticipées et ceux qui réclament la dissolution du Parlement. « La révision de la Constitution, aussi profonde soit-elle, devra passer inéluctablement par le Parlement avant d’être soumise à référendum populaire le cas échéant », a-t-il indiqué, tout en affirmant que le chef de l’Etat est déterminé à mener de profonds changements. Pour cela, Ouyahia a invité les partis de l’opposition à « éprouver » le pouvoir en place en prenant part aux débats et consultations qui engagent l’avenir de l’Algérie.
« Pas d’amnistie générale »
Le Premier ministre a coupé court aux rumeurs faisant état de l’élargissement de plusieurs milliers de repentis, en infirmant carrément cette information lors de sa conférence de presse. « On parle de 4.000 ou 5.000 ex-terroristes à bénéficier de l’amnistie, je démens formellement cette option », a-t-il clarifié à ce sujet, tout en réitérant « la main tendue » de l’Etat. Par ailleurs, et répliquant à une question sur le conflit libyen, Ahmed Ouyahia a spéculé sur les accointances qui puissent exister entre la fuite de grandes quantités d’armes utilisées dans ce pays et la recrudescence des actes terroristes dans le nord du pays ces derniers mois et qui ont fait « quelque 40 morts ».
Par ailleurs, il a soutenu que “la coopération militaire entre les pays du Sahel est effective et sans ambages” et que la coordination entre les pays de la région se faisait à travers une instance commune qui réunissant les chefs d’états-majors des pays de la région. Les pays du Sahel ont “un intérêt commun et tout ce qui touche cette ceinture touche tous les pays de la région», a-t-il ajouté, soulignant qu”en sus de la coopération sécuritaire, il existe entre les pays du Sahel une coopération en matière de lutte antiterroriste”. Il a rappelé à ce propos l’existence d’une convention entre l’Algérie et le Mali dans ce domaine prévoyant une aide financière de l’Algérie à ce pays.
Libye : « Il n’y a aucune confusion dans la position de l’Algérie »
Interrogé sur la position officielle de l’Algérie vis-à-vis du conflit libyen à la lumière des récents développements survenus sur la scène internationale, le Premier ministre a expliqué que « la position algérienne ne souffre d’aucune confusion et obéit à des principes diplomatiques ». Plus explicite, Ahmed Ouyahia a indiqué que notre pays se réfère aux résolutions des conseils de sécurité des Nations unies et de l’Union africaine, notamment les principes de l’arrêt des combats et l’adoption d’une solution politique.
Il a révélé à cet effet, que « face à une demande d’opérateurs libyens, l’Algérie a décidé d’envoyer uniquement des produits alimentaires et des médicaments à destination de ce pays », invitant de là même les Nations unies à dépêcher des émissaires au poste frontalier de Debdeb pour vérifier de visu la véracité de la situation. « L’Algérie reconnaît les Etats et pas les régimes, comme c’est le cas de l’Egypte et de la Tunisie », a poursuivi le Premier ministre lors de sa conférence, tout en souhaitant que « le peuple libyen place leur pays au-delà de toutes considérations pour parvenir à un avenir meilleur fait de démocratie, de justice et de développement économique ». Cela dit, Ouyahia a rappelé « les grandes traditions de solidarité » entre les deux pays, la Libye et l’Algérie, et le soutien réciproque des deux peuples lors de leurs révolutions respectives.
Frontière avec le Maroc :
« La réouverture n’est pas à l’ordre du jour »
La réouverture des frontières terrestres avec le Maroc « n’est pas à l’ordre du jour », selon le Premier ministre. Sinon l’Algérie et le Maroc, « n’ont aucun problème bilatéral », en dépit du conflit du Sahara occidental. Pour preuve, ces mêmes frontières terrestres ont été rouvertes en 1989 en dépit du problème sahraoui, a tenu à rappeler Ahmed Ouyahia, affirmant au passage que les relations commerciales entre les deux pays sont les meilleures de toute l’Afrique. Néanmoins, Ouyahia a déploré les allégations du « lobby marocain » aux Etats-Unis qui avait mené une cabale diffamatoire contre l’Algérie, l’accusant « à tort » notamment d’avoir envoyé des mercenaires en Libye à la rescousse de Kadhafi. « Ces agissements ne sont pas de nature à assainir davantage le climat dans la région », a-t-il prévenu.
Grève des résidents :
«Le service civil maintenu »
Le Premier ministre a évoqué la grève menée par les médecins résidents, qualifiant leur revendication de supprimer le service civil de « contraignante ». « Il y a des revendications sur lesquelles le gouvernement est disposé à négocier, mais il y a d’autres qui sont contraignantes et excessives », a indiqué Ahmed Ouyahia, faisant allusion à la grève de ces médecins.
« Par votre attitude, vous êtes en train de dire non au peuple et pas seulement aux pouvoirs publics », a-t-il asséné, pour dire que le service civil est la moindre des choses qu’on puisse faire en guise de reconnaissance au pays à qui on doit tout. Ahmed Ouyahia a expliqué dans ce sens que « les médecins résidents dans toutes les wilayas du pays passent le service civil », mettant notamment l’accent sur la spécificité et la sensibilité des postes qu’ils occupent auprès des malades, à la différence des autres métiers plus ou moins sensibles. « Nous avons tous une dette envers ce pays qui nous a formés », a-t-il poursuivi.
Bismillah Errahmane Errahim, Chers frères et sœurs Membres du Conseil National, Je voudrai tout d’abord en votre nom, souhaiter la bienvenue à nos amis de la presse venus couvrir nos travaux. Je voudrai aussi, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil, vous présenter personnellement mes excuses pour le retard pris dans la convocation de cette session. J’espère bénéficier de votre indulgence d’autant que ce retard est lié uniquement à mes obligations au service de notre pays. De mon côté, je tiens à vous exprimer mes sincères remerciements pour la présence sur le terrain, le dynamisme dans l’action, ainsi que l’unité de nos rangs que vous avez su conserver et promouvoir chacun de vous dans ses missions, au bénéfice de notre Rassemblement. Mesdames et Messieurs les membres du Conseil National, Si la présente session s’était tenue il y a quelques mois, elle se serait focalisée sur une année 2010 bien réussie par notre pays, comme en témoignent : - l’adoption d’un nouveau programme quinquennal d’investissements publics de plus de 21.000 milliards DA ; - un important soutien de l’Etat à l’investissement économique, notamment dans l’agriculture, le tourisme, la petite et moyenne entreprise, et la modernisation des entreprises publiques ; - une réponse substantielle aux besoins socio-culturels de notre peuple, dans le domaine du logement, de l’enseignement ou de la santé ; - un recul continu du niveau du chômage, même si celui-ci demeure encore sensible au sein de la jeunesse ; - une amélioration substantielle du pouvoir d’achat des salariés, avec la hausse du salaire minimum garanti, les nouveaux statuts et régimes indemnitaires de la fonction publique, ainsi que les conventions de collectives et de branche dans le secteur économique. En rappelant ces pas franchis par notre pays sous la direction du Président Abdelaziz BOUTEFLKA auquel nous réitérons notre soutien, notre Rassemblement ne prétend pas que l’Algérie serait devenue un paradis sans lacunes, sans difficultés à résoudre ou sans problèmes qui persistent. Notre Rassemblement n’a pas pour devise le populisme ou la démagogie, mais bien l’espoir, l’effort, et la solidarité. Il nous revient donc de nourrir l’espoir à travers notre action politique, un espoir fondé sur des avancées réelles, un espoir qui se conforte par le réalisme face aux lacunes qui persistent. En effet, les avancées enregistrées par notre chère Patrie ne sauraient occulter le poids de la bureaucratie ou le manque de transparence qui parfois accompagne la distribution des réalisations telles que le logement par exemple. Les progrès de notre pays ne sauraient camoufler aussi la plaie de la corruption, y compris celle qui salit parfois les prestations de certains services publics en relation directe avec les citoyens. Mesdames messieurs les membres du Conseil National, Les lacunes que je viens d’évoquer auxquelles s’est ajoutée une brutale hausse des prix de certaines denrées alimentaires de base, ont été exploitées pour le déclenchement de la vague de troubles que notre pays a vécu en Janvier dernier. Oui, nous considérons que ces troubles ont été exploités mais nous reconnaissons aussi que beaucoup de nos jeunes souffrent encore du chômage, nourrissant des inquiétudes pour leur avenir. Nous reconnaissons également que les familles souffrant de la crise de logement se comptent encore par dizaines de milliers. D’ailleurs, face à ces difficultés et à d’autres de nature sociale, le Conseil des Ministres a été a l’écoute du cri de détresse lancé par les citoyens et a pris, sous l’autorité du Chef de l’Etat, d’importantes mesures. Ainsi les dispositions décidées pour l’emploi permettront au cours de cette année, le recrutement de centaines de milliers de jeunes, alors que les dispositifs pour la création de micros entreprises se sont vus fortement renforcés. Le programme de logements qui totalise deux millions d’unités pour le quinquennat a été l’objet de décisions destinées à en accélérer la réalisation. Toutes ces mesures, conjuguées avec la lucidité de notre peuple, ont permis la préservation de la stabilité du pays ainsi que la mise en échec des attentes et des manœuvres de ceux qui espéraient voir l’Algérie sombrer de nouveau dans une spirale infernale. En effet, certains ont oublié que l’Algérie a vécu 20 ans avant ce jour, son printemps démocratique. Ils ont oublié que l’Algérie a déjà payé un prix sanglant aux calculs politiciens et à la quête du pouvoir pour le pouvoir. Mais, durant ces mêmes 20 dernières années, et, malgré le sang et les larmes, l’Algérie a mis en place une démocratie pluraliste que nul ne peut lui nier. La sévérité du ton de l’opposition ou de certains titres de presse, que nous respectons les uns et les autres, est une preuve que la démocratie et la liberté ne sont pas à inventer en Algérie. Le cycle des élections pluralistes à tous les niveaux, et même avec une présence répétée des observateurs internationaux, confirme aussi que, le chemin pour accéder au pouvoir en Algérie est exclusivement, depuis deux décennies, celui qui passe par les urnes et par le choix libre et souverain des électeurs. Mesdames et Messieurs les membres du Conseil National, Au Rassemblement national démocratique, nous sommes et nous demeurerons respectueux du point de vue de tout parti et de toute personnalité de notre pays, car nous sommes des démocrates profondément convaincus. Au Rassemblement, nous sommes fiers aussi d’avoir fait partie de ceux qui hier, ont affronté tous les défis, y compris la mort pour certains parmi nous, pour que survive l’Algérie et pour que progresse le système démocratique et républicain de notre pays. Au Rassemblement nous sommes ouverts à tous les débats et nous serons partisans de toutes les réformes y compris politiques. Mais, au Rassemblement, nous demeurerons des opposants convaincus à toute démarche politique, de nature à semer de nouveau la division au sein de notre société. Certes, nous militons comme toute formation politique, pour renforcer la place de notre parti sur la scène politique. Mais, nous avons toujours placés et nous placerons toujours les intérêts supérieurs de l’Algérie au dessus de tout, et d’abord au dessus de notre Parti lui-même. Ces intérêts nationaux dont nous n’avons pas l’exclusivité, sont d’abord la fidélité à la Déclaration du 1er Novembre 1954, une Déclaration qui pour nous dans l’indépendance restaurée, signifie un pays toujours plus solidement construit, et toujours fondé sur la justice sociale entre ses citoyens. Ces intérêts sont la préservation à tout prix de l’unité de notre peuple et la préservation de notre société de toute nouvelle tragédie sous quelque forme qui soit. Le Pouvoir se conquiert pour servir un peuple. Le Pouvoir ne sert pas à asservir un peuple et cela n’a jamais été le cas du peuple algérien depuis 50 ans. Mais le Pouvoir ne se conquiert pas en poussant les enfants du peuple à l’aventure, au service d’une idéologie ou d’une ambition. Les intérêts nationaux pour lesquels nous militons sont également l’indépendance nationale dans tous les domaines, et d’abord dans le choix de notre avenir national qu’il soit économique ou encore mieux politique. Au fil des semaines, beaucoup de choses se disent déjà et s’écrivent sur ce qui est présenté comme le « printemps arabe ». Nous refusons quant à nous, qu’à la veille du 50ème anniversaire de son indépendance l’Algérie serve de cobaye à quelque puissance qu’il soit ou de cible à quelque hégémonie extérieure qu’il soit, car cela serait une infamie nationale que ne pardonneront pas les glorieux martyrs tombés pour la libération nationale. Mesdames, Messieurs les membres du Conseil National, Il est de tradition que le Secrétaire général du parti prononce une allocution d’ouverture des travaux. Mais, j’ai toujours veillé à me limiter à cela en pareille occasion, car une session du Conseil National est d’abord l’occasion d’écouter ses membres et de recueillir leur avis. Je m’arrêterai donc là et, comme de tradition, j’aurais l’occasion à l’issue de vos interventions, de répondre à vos remarques et à vos questions. En attendant, je formule tous mes vœux de plein succès à notre réunion, et vous remercie de votre aimable attention. Longue vie à notre Rassemblement, Gloire à nos martyrs, Vive l’Algérie.

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3ème SESSION ORDINAIRE DU
CONSEIL NATIONAL
DECLARATION FINALE
Le Conseil National du Rassemblement National Démocratique, réuni en sa troisième session
ordinaire les 11 et 12 Mars 2010 à ZERALDA,
Après avoir entendu la déclaration de M. Ahmed OUYAHIA, Secrétaire Général du Parti, et à l’issue
d’un riche débat ;
Déclare ce qui suit :
S’agissant de la situation au niveau national :
Premièrement, le Conseil national relève avec satisfaction les progrès réalisés par les forces nationales de sécurité, à leur tête l’Armée Nationale
Populaire, dans la destruction des derniers groupes terroristes qui s’évertuent encore à porter atteinte à la sécurité des biens et des personnes. Il se recueille à la mémoire des
martyrs du devoir national et réitère sa solidarité avec les familles des victimes du terrorisme.
Le Conseil national réitère son soutien à la politique de réconciliation nationale initiée par le
Président Abdelaziz BOUTEFLIKA, et endossée par le peuple souverain. Il considère que cette démarche garde tout son mérite pour la conjugaison de toutes les énergies du pays au
service de la reconstruction nationale, dans le respect de la Constitution et des lois de la République.
Deuxièmement, le Conseil national salue les avancées enregistrées par le pays au plan économique et social, grâce aux importants efforts
d’investissements de l’Etat et au dialogue social.
A ce titre, il relève avec satisfaction que la croissance hors hydrocarbures a atteint près de 9%
l’année dernière, alors que le chômage a de nouveau régressé de manière importante, se situant désormais à 10,2%.
Il salue et soutient les mesures initiées par le Gouvernement, en application des décisions du
Président Abdelaziz BOUTEFLIKA, pour canaliser l’ouverture économique dans le sens d’une préservation des ressources financières de la Nation, et de la réhabilitation de la place et
du rôle des entreprises nationales.
Troisièmement ; Le Conseil national se félicite également des mesures importantes prises en faveur des travailleurs, qu’il
s’agisse des augmentations de salaires au bénéfice des fonctionnaires découlant de leur nouveau statut et de celles induites par la révision de leur régime indemnitaire,
qu’il s’agisse de l’augmentation du SNMG à hauteur de 25%, arrêtée par la dernière tripartite, ou qu’il s’agisse de l’engagement des négociations pour la révision des conventions de
branche dans le secteur économique.
Il considère que le maintien d’un haut niveau de développement national, en dépit de la crise
économique et financière grave qui a sévit dans le monde et qui n’est pas encore résorbée, confirme la justesse des choix initiés par le Président Abdelaziz BOUTEFLIKA et soutenus par
le Rassemblement national démocratique.
Quatrièmement : le Conseil national considère également que le prochain programme public d’investissements pour la période
2010 à 2014, dont le Chef de l’Etat a indiqué le montant, le 24 Février dernier, à plus de 20.000 milliards DA, représente une opportunité exceptionnelle, de nature à permettre au
pays de résorber définitivement tous ses retards, et de rejoindre ainsi le peloton des pays émergents. Il nourrit davantage cette conviction en tenant compte notamment des données
suivantes :
- d’abord, la volonté de l’Etat de soutenir plus que jamais le développement de l’agriculture, d’engager une politique consistance de mise à niveau
des petites et moyennes entreprises, et d’accompagner la relance et la modernisation des entreprises publiques disposant d’un plan de charge ;
- ensuite, la détermination des pouvoirs publics à augmenter la part des entreprises nationales dans la réalisation des investissements financés par
l’Etat, et à amener les entreprises étrangères contractant des marchés en Algérie, à associer véritablement les entreprises algériennes à leur exécution ;
- enfin, la résolution de l’Etat, sous la conduite du Président de la République, a combattre toute atteinte aux deniers publics et d’abord le fléau
de la corruption.
Le Conseil national considère que cette phase intense dans le processus de redressement national,
interpelle chaque citoyen et chaque citoyenne, par delà tout clivage politique, pour concourir au succès des efforts déployés au service du peuple et de la pérennité de son bien être
économique et social. Il considère aussi que nul ne doit oublier que les ressources tirées des hydrocarbures ne sont pas durables, ni occulter les graves difficultés auxquelles sont
aujourd’hui confrontés des peuples dans des pays même développes.
Cinquièmement : Fidèle à son engagement plaçant l’intérêt national au dessus de toute autre considération, le Rassemblement
National Démocratique refuse de se taire par confort politique, devant la résurgence de certains phénomènes auxquels l’Algérie a payé déjà un prix très grave :
- qu’il s’agisse du recours répété à des revendications locales par des voies anarchiques n’ayant
pour effet que de porter atteinte à la quiétude de la majorité de la population ;
- ou de l’abus dans le recours aux grèves, en dépit des acquis sociaux par des travailleurs
concernés dans certains secteurs de la Fonction publique, détournant le droit constitutionnel à la grève, et prenant en otage la population privée du service public notamment de
l’Education ;
- qu’il s’agisse aussi des pratiques spéculatives dans la sphère commerciale, qui rognent
sur le pouvoir d’achat des citoyens, génèrent des rentes mal acquises, et relancent l’inflation qui est une menace critique pour le pays ;
- ou de l’opposition de lobbies économiques locaux aux mesures de sauvegarde économique prises
par l’Etat, attitude contraire aux intérêts de l’économie nationale et même à ceux biens compris des membres de ces lobbies ;
- ou qu’il s’agisse enfin, des tentatives de certains milieux politiciens de renouer avec les
campagnes insidieuses, visant à nuire à l’image du pays, ou a jeter le doute au sein de la population.
Tout en rappelant que l’Algérie, et d’abord son peuple, a payé un prix très lourd pour la
restauration de la sécurité et de la paix civile dans le pays et pour la relance du développement en dépit de ses limites actuelles, le Rassemblement national démocratique appelle
toutes les forces politiques et sociales, par delà tout clivage ou obédiences politiques, à soutenir la dynamique de progrès que le pays a entamé de nouveau.
En ce qui le concerne, le Rassemblement national démocratique réitère :
- son plein soutien à son Excellence M. Abdelaziz BOUTEFLIKA pour la mise en œuvre de son
programme consacré par le suffrage populaire majoritaire, invitant ses militants et ses militantes à continuer à se mobiliser à cet effet sur le terrain ;
- son soutien à la démarche du Gouvernement pour l’application du programme
présidentiel ;
- et son engagement sincère au sein de l’Alliance présidentielle, dont est attendue une
mobilisation plus active derrière le Chef de l’Etat, pour relayer son action sur le terrain.
S’agissant de la situation au niveau international :
Sixièmement : le Conseil national dénonce vigoureusement le double langage de certains Etats dans la lutte contre le terrorisme pourtant déclarée comme
une cause solidaire par toute la communauté internationale, et même codifiée par des résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies.
Il condamne les compromissions à courte vue avec le terrorisme, à travers la libération de
criminels condamnés par la Justice de leur pays, en violation de conventions judiciaires, et à travers le paiement de rançons aux terroristes, en négation de la résolution pertinente
du Conseil de Sécurité prohibant de tels actes ;
Il exprime sa profonde préoccupation devant la propagation du danger terroriste dans la région du
Sahel voisine de l’Algérie, phénomène accompagné et nourri par des trafics multiples, y compris le trafic de drogue.
Tout en saluant les efforts déployés par l’Algérie pour soutenir la lutte contre le terrorisme
dans la région du Sahel et contribuer à une solidarité régionale contre ce fléau, le Rassemblement national démocratique en appelle aux peuples et aux forces politiques des pays
sahéliens voisins pour un engagement plus soutenu de leur gouvernement respectif dans cette même voie, au service de la paix, de la sécurité et du développement de la sous
région.
Il exprime son rejet de toute velléité d’ingérence extérieure dans la région du Sahel sous
couvert de la lutte contre le terrorisme, convaincu que ces tentatives n’auront pour résultat que de transformer la sous région en foyer de tension grave.
Septièmement : Le Conseil national condamne avec force les récentes mesures prises par les Gouvernements américain et
français, à l’encontre de nos compatriotes se rendant dans ces pays ou transitant par leur territoire, mesures attentatoires à la dignité du peuple
algérien.
Il considère que de tels actes sont une nouvelle démonstration de la duplicité de ces mêmes
gouvernements envers l’Algérie, qui a combattu seule hier le terrorisme abject sur son propre territoire, et dont les avertissements que l’hydre terroriste ne connaît ni frontière, ni
nationalité ni aucune autre barrière, n’ont pas été écoutés en leur temps.
Il exige des gouvernements concernés la révision sans délai de ces mesures diffamatoires pour le
peuple algérien. A défaut, le Rassemblement national démocratique soutient par avance toute mesure de réciprocité que l’Etat décidera de prendre, ainsi que toute conséquence qu’il
décidera souverainement de tirer de cette situation.
Huitièmement : Le Conseil national rappelle au peuple français et à ses dirigeants politiques que toute volonté proclamée de
bâtir une relation approfondie de coopération avec le peuple algérien ne saurait aboutir :
- sans le préalable de la reconnaissance par la France des crimes qu’elle a perpétrée pendant son
occupation de l’Algérie,
- sans une attitude de respect mutuel de la part de la France envers l’Algérie indépendante et
souveraine, une attitude qui ne saurait composer ni avec l’atteinte à la dignité du peuple algérien ou de son importante communauté établie en France, ni encore moins avec des
campagnes insidieuses et récurrentes ;
- et sans une coopération mutuellement avantageuse, dans laquelle l’Algérie cessera d’être
considérée comme un simple débouché pour les entreprises françaises. La coopération mutuelle signifie des intérêts réciproques concrets.
Une telle conception de l’avenir des relations algéro-françaises n’est pas la vision d’un parti
politique donné ou d’une génération particulière de notre peuple, notamment la génération, qui a eu le mérite de libérer le pays du joug colonial, une génération à laquelle l’Algérie
gardera une reconnaissance profonde et éternelle.
Les revendications du peuple algérien concernant les excuses attendues de la France, le respect
attendu de la France, et le partage des intérêts entre les deux pays, constituera toujours un consensus national inébranlable, par delà les générations, et par delà les
circonstances.
Neuvièmement : le Conseil national réitère sa solidarité avec le peuple sahraoui frère, sous la direction du Front
POLISARIO, et dénonce les graves violations des droits de l’homme perpétrées par le régime marocain à l’égard des citoyens sahraouis.
Il appelle la communauté internationale à assumer enfin ses responsabilités et à mettre en œuvre
les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies, pour l’exercice par le peuple sahraoui, de son droit inaliénable à l’autodétermination, sous l’organisation et la supervision
de la Mission des nations unies pour le référendum au Sahara Occidental.
Saisissant l’occasion de la commémoration récente de la fondation de l’Union du Maghreb
Arabe, il lance un appel au peuple marocain frère à amener ses dirigeants à sortir cet ensemble régional de l’impasse, grâce au règlement juste et définitif du conflit de
décolonisation du Sahara Occidental à travers le respect de la légalité internationale.
Dixièmement : le Conseil national réaffirme son soutien au peuple palestinien frère dans sa lutte pour l’avènement de son Etat indépendant et souverain
avec EL QODS pour capitale.
Il dénonce avec force l’embargo contre le peuple palestinien à GHAZA par le fait du régime
sioniste, mais aussi malheureusement, avec la complicité active d’un pays arabe voisin de ce territoire. Il lance un appel aux forces politiques palestiniennes pour rétablir
leur unité nationale en faisant prévaloir la libération de la Palestine dans ses frontières de 1967, au-delà de toute autre considération.
Il exprime l’espoir que le prochain sommet arabe saura répondre aux attentes de la Nation arabe,
pour la libération de la Palestine, la sauvegarde de l’unité et de l’intégrité territoriales de l’Irak et du Soudan, et pour la préservation de la dignité et des intérêts de la nation
arabe en général.
Gloire aux vaillants martyrs de la lutte de libération
nationale ;
Longue vie au Rassemblement national démocratique,
Vive l’Algérie.
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رسالــــــــــــة الأميـــــــــن
العـــــــــام
إلى الســــادة والســيدات مناضــلي ومناضــلات
التجمـــع. بمناسبــة إحيــاء الذكــرى
الثالثــة عشـر لتأســيس التجمــع
إخواني أخواتي المناضلين و المناضلات الأفاضل
نحتفل في الواحد و العشرين فبراير بالعيد الثالث عشر لميلاد التجمع الوطني الديمقراطي الذي شهد
النور في غرة العام ألف و تسع مائة و سبعة و تسعين.
ثلاث عشرة سنة هي في الحقيقة، مرادف لمفارقة جلية تدعو بدون مجاملة للذات، إلى التأمل في عائلتنا
السياسية الفتية بحؤولها، الأثيلة المتأصلة بمرجعيتها الثورية، الكبيرة الراشدة بإنجازاتها التي تفوح بالوطنية الخالصة حتى يخيل أن منشأها ضارب في أعماق تاريخ سحيق.
إن هذه المناسبة السعيدة المتجددة تستوجب علينا أن ننوه دون كلل أو ملل بالذين مهدوا لتأسيس حزبنا
و أرادوا له بمشيئة الله و بعزم رجال و نساء أبرار أن يرى النور، و كان ذلك في مشهد متأزم حمله فتياً وزر مأساة وطنية أبلى خلالها بلاء الأبطال و كان خير خلف لخير سلف، ذلك الرعيل الأول من
آبائنا و إخواننا شهداء ثورة نوفمبر المجيدة، و المجاهدين الأشاوس الذين أنجبوا جيلاً آخر من شهداء الواجب الوطني لم يتأخر عن الإقتفاء بتضحياتهم الجسام.
إن التجمع الوطني الديمقراطي مثلما عهدتموه بالأمس، له الشجاعة الكافية والإرادة الصارمة اليوم و
غداً ليظل حصناً منيعاً في وجه المناورات داخليةً كانت أم خارجية و التي تحاول ضرب مصلحة واستقرار الوطن.
فكيف لا و جهد عائلتنا السياسية و نضالاتها و مواقفها الثابتة تؤكد باستمرار أن مرجعيات حركة
التحرير الوطني و الحرص الدائم على تجسيد المبادئ و القيم المدونة في بيان أول نوفمبر هي المنارة التي لا يخبو إشعاعها على كل الأهداف التي ينشدها التجمع و يسعى إلى
تحقيقها.
و علينا جميعاً أن نتسلح بما يلزم من العزيمة و الإقدام لمواصلة نقل هذه الأهداف من نطاق الشعارات
إلى دائرة الفعل باتجاه أفق استكمال مسار التقويم الوطني الذي ينضوي تحت لوائه التجمع الوطني الديمقراطي بقناعة لا تلين و بكل فخر و اعتزاز.
و لا يخفى على أحد أن التقويم الوطني يستقي زاده و غذاءه من صلب مفاهيم العدالة الإجتماعية و
الديمقراطية والجمهورية و وحدة و سلامة الأمة و جغرافيتها، بل إنه استنساخ لديناميكية التحولات المستمرة المتوارثة عن ثورة التحرير الوطنية التي نحن أبناؤها.
و حتى يفي استكمال التقويم الوطني بكل مدلولاته و مقاصده، يجب أن لا يتوقف هذا الأخير عند حد دحر
ما تبقى من الإرهاب المتعنت و إنما ينبغي أن يمتد إلى ترسيخ ثقافة المصالحة الوطنية في المجتمع. و لأننا أدينا بالأمس واجبنا في محاربة الإرهاب و التلاعب السياسي بالإسلام و بمقويات الهوية
الوطنية، فإننا نؤكد مجدداً دعمنا الكامل لخيار المصالحة التي تأتي تتويجاً للمنهج الذي سمح للجزائر باستعادة أمنها و عافيتها و استقرارها و مكانتها في المحافل الدولية انطلاقاً من سياسة الرحمة
و الحوار الوطني إلى مرحلة الوئام ثم المصالحة الوطنية دون أي تفريط في محاربة الإرهاب التي لم و لن تفتر إلى غاية القضاء نهائياً على هذه الآفة.
فالجزائر اليوم، بفضل تضحيات الواجب الوطني و تفاني قوات الأمن و في ظل السياسة الحكيمة لفخامة
رئيس الجمهورية، أصبحت في مأمن من الجنون القاتل للإرهاب و المغامرات السياسوية التي كادت أن تعصف ببلادنا منذ أواخر الثمانينات.
و لقد كانت مساندة التجمع الثابتة لفخامة رئيس الجمهورية السيد عبد العزيز بوتفليقة منذ سنة ألف و
تسع مائة وتسعة و تسعين إلى يومنا هذا من منطلق إيماننا الراسخ بجدوى مشروع فخامة الرئيس و أفقه الواعدة على درب التقويم الوطني. و لا يمكن تجاهل ما تم تحقيقه في هذا المسار، فهاهي الجزائر
اليوم تتذوق من جديد نعمة الإستقرار السياسي في ظل التعددية و القطيعة النهائية مع المزايدات و الحوارات السياسوية التي اظمحلت و معها كثير من الطابوهات أمام سيادة الشعب و ديمومة الإحتكام
إلى صناديق الإقتراع، الفيصل الوحيد بين القوى السياسية الوطنية الشرعية و المشروعة.
و في ظل هذا الإستقرار السياسي الذي شارك حزبنا بقسط وفير، في استتبابه إلى جانب شركائه في
التحالف الرئاسي و القوى الوطنية الأخرى، نستطيع القول دون أية عقدة، إننا نفتخر و نعتز بالإنجازات التي حققها التجمع الوطني الديمقراطي في مختلف الإستحقاقات التي شهدتها الساحة السياسية و كان
آخرها التجديد النصفي لأعضاء مجلس الأمة حيث حقق التجمع نتائج أكثر من إيجابية فاقت توقعات الكثيرمن العارفين بالمشهد السياسي الوطني و في هذا المقام نجزم بأن هذه النتائج الباهرة لم تأت
عبثاً و إنما كانت ثمرة العمل الدؤوب و الممنهج و كذا ثبات المواقف و مواصلة التجذر في أعماق المجتمع بتقديم الإضافات الناجعة سواءً على مستوى المجالس المحلية أو الوطنية.
و لا ريب أن المثابرة في الإنصات إلى تطلعات مختلف فئات المجتمع سيمكن عائلاتنا من تحقيق المزيد من
الإنتصارات في الإستحقاقات المقبلة و تحصين المكانة المرموقة التي يحتلها التجمع على الساحة السياسية.
و لا أدل على هذه الوثبة الوطنية إلا توفيق الجزائر في لملمة جراحها و تخطي أزمتها المالية و هي
اليوم تعود بخطى وئيدة و ثابتة إلى دفع عجلة التنمية بقوة من خلال إرادة سياسية إتضحت معالمها و نتائجها جلياً في شكل برامج تنموية عمومية غير مسبوقة سواءً من حيث الهياكل القاعدية أو في
قطاعات المواصلات و السكن و الفلاحة بالإضافة للمجهودات المعتبرة المبذولة لتحفيز الإستثمارات المنتجة.
و في هذا الصدد لا يفوتنا التذكير بأن ديناميكية التحولات الوطنية الضرورية في عالم لا مكان فيه
للضعفاء، كانت هي الدافع لجملة الإجراءات الإقتصادية التي تم اتخاذها مؤخراً و التي إخترقت جدار لوبيات الريع و الضغوطات المختلفة داخل و خارج الوطن. إجراءات تهدف إلى ترقية الإقتصاد و حمايته
من الخروقات الداخلية و الخارجية و كذا إلى تشجيع الإنتاج الوطني، لأننا نؤمن إيماناً راسخاً بأنه لا ثروة حقيقية إلا تلك التي تكون ثمرة الجهد و العمل. و لا تعدو الإيرادات الناتجة عن
المحروقات التي لازال يعتمد عليها بالأساس اقتصادنا الوطني إلا وسيلة للتحرر من قيد نفس هذه الثروة النفطية و الإنتقال إلى الإقتصاد الذي يقوم على أساس الإنتاجية الوطنية التنافسية. تلك هي
الدوافع المشروعة التي تقف وراء مثل هذه الإجراءات و تلك هي الأسباب التي من أجلها يجب علينا جميعاً الدفاع عن هذا التوجه.
لقد كنا دوماً ولازلنا نؤكد على هذه المبادئ التي تجعل السيادة الوطنية الحقيقية مقرونةً بثروات
وطنية مستديمة و بقيمة العمل و الواقعية تجنباً للوقوع من جديد رهينة المديونية و تقلبات أسعارالنفط.
إن الإنشغال بدفع وتيرة التنمية الوطنية إلى الأمام لا يمكن بمفرده أن يحقق الطفرة المنتظرة على
درب التقويم الوطني بل يجب أن نحصن ذلك و نثابر في التحسيس بضرورة تغيير الذهنيات و السلوكات التي يتجلى الكثيرمنها إلى حد يومنا هذا، في شكل إستباحة المال العام و الإختلاسات و الرشوة و
المحسوبية.
إن هذه الآفات التي إن ستشرت في الزمان والمكان ستنخر لا محالة مقدرات الأمة و ترهن مستقبل
الأجيال و لا مناص من ضرورة التكفل بمعالجة هذه الظاهرة التي تعد نوعاً آخر من أنواع الإرهاب الذي تواجهه الجزائر. فلا خير في تجاهل هذه الظواهر الهدامة و لا خير في قوم لا يتناصحون بحتمية
محاربة هذه السلوكات الشاذة بقوة العدالة و القانون، و بصفة دائمة بعيداً عن مفاهيم الحملات الظرفية و التوظيف السياسي و المغالطات المبيتة.
إن جزائر اليوم تمتلك من القوة و الإستقرار و الحكمة و التعقل ما يجعلها قادرة على معالجة
نقائصها بهدوء و رزانة و شفافية تجسيداً لواجب إجلاء الحقيقة التي يرغب فيها المواطنون.
و يجب علينا جميعاً أن نتكاتف و أن نحشد قوانا و نعبئ جهودنا لفائدة البلاد، و لا أشك في أن
لديكم من الإرادة الطيبة و الشجاعة المستفيضة للوفاء بمثل هذا الإلتزام تجاه وطننا المفدى الذي فيه نحيا و إليه ننتمي و به نحتمي، فلنكن كلنها جيل نوفمبر، كلنا شهداء الواجب، كلنا حماة
الوطن.
و في الختام لكم مني إخواني أخواتي المناضلين و المناضلات في رحاب كل شبر من جزائرنا الحبيبة
أو في المهجر أجمل المنى و أخلص التهاني مع أصدق و أنبل مشاعر الأخوة و التقدير و الإحترام، لكم و لحزبنا و للجزائر درة أعيننا
المجد و الخلود لشهدائنا الأبرار، تحيا الجزائر، عاش التجمع الوطني
الديمقراطي.
الجزائر في : 19 فبراير 2010
الأمين العام
للتجمع الوطني الديمقراطي
أحمــد أويحـــي
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