Mercredi 16 mai 2007
la veille du scrutin
 

Cest aujaurd'hui que prend fin la campagne électorale des législatives de mai 2007.

aprés quinze jours de campagne, un grand brouhaha sillonait la ville sans qu'il y es un débat d'idée ni de proximité proprement dite .

le seul événement positif de cette campagne étais la venue du secrétére général du parti qui a réhausser le niveau de cette campagne par la divulgation à travers un discours des differents axes du programme du parti.

demain donc les citoyens éliront leurs représentants (?)

Par R.N.D_ORAN
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Lundi 14 mai 2007
Ahmed OUYAHIA anime un meeting a Oran 

 

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Ahmed OUYAHIA a annimé un meeting dans le cadre de la campagne électorale des législatives 2007 au palais des sports d'Oran.

Aprés une présentation des candidats,la parole fut donnée au secrétére général qui s'est dabord étalé sur la le pourquoi du soutien du parti au projet de la réconciliation nationale et ces bien faits sur la société.

Aprés cela ,le secrétére général divulgua les grandes lignes du programme du parti pour ces élections législatives et qui s'est surtout basée sur le volet économique et l'amélioration du mode de vie du citoyen dans ces differents volets .

Par R.N.D_ORAN
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Dimanche 13 mai 2007

Le Rassemblement National Démocratique est en plein campagne électorale dont il divulgue son programme qui est etabli sur 140 propositions et qui se résume comme suit 

                     PROGRAMME POUR LES ELECTIONS LEGISLATIVES DE MAI 2007

                                      « Espoir et efforts pour garantir la stabilité nationale »

140 propositions

POUR RENFORCER LA COHESION NATIONALE

1. La poursuite de la prise en charge des victimes de la tragédie nationale.

-La poursuite du règlement du dossier des disparus.

-La réinsertion des personnes revenues dans le rang national, sur la base des disposi-

tions de la Charte et de ses textes législatifs et réglementaires d’application.

-L’assistance aux femmes victimes de violences du fait du terrorisme et aux enfants

nés de ces situations.

-L’aide aux enfants des victimes du terrorisme à poursuivre leur scolarité et à tra-

vailler.

-L’aide aux familles des victimes du terrorisme pour l’accès au logement

-L’assistance aux familles déplacées par la violence terroriste de leurs campagnes

pour leur retour dans leurs villages et hameaux et la reprise de l’activité économique

pour leur bien être social.

2. Le versement d’une pension aux handicapés selon leur degré d’infirmité.

3. L’aide à la réinsertion socio-économique pour ceux qui sont sans revenus, en les

faisant accéder aux dispositifs de création de micro-entreprises ou d’aide à l’activité

agricole.

4. Le recrutement des patriotes et GLD sans emplois et qui réunissent les conditions

d’âge et de niveau, dans les rangs des forces de sécurité publique qui sont appelées

à se développer.

5. La réhabilitation des valeurs du patriotisme.

6. Le développement de l’esprit civique.

7. Un effort intense d’éducation islamique authentique.

8. Une prise en charge nationale des avancées faites par l’amazighité.

9. Une accélération du développement des forces de sécurité publiques.

-Un effort de modernisation intense des moyens d’investigation en matière de sécurité

publique.

10. Le maintien de l’effort de modernisation de la Justice et de renforcement de ses

moyens y compris carcéraux.

11. Le développement de l’éducation carcérale et de la politique de réinsertion des

détenus.

12. Le durcissement extrême des lois réprimant le crime et le banditisme.

13. Le développement de la participation citoyenne à la lutte contre le banditisme et

la criminalité.

14. La généralisation des réseaux intranet dans l’administration publique.

15. L’allègement du nombre de pièces demandées dans les dossiers administratifs.

16. L’établissement de la carte nationale d’identité informatisée.

17. Informatiser rapidement les fichiers du logement public et de l’ensemble des aides

sociales.

18. Instaurer des méthodes transparentes dans les recrutements aux emplois publics.

19. Réformer les finances locales.

20. Détaxer totalement la production ou l’importation du livre.

21. Soutenir l’édition locale par l’acquisition de lots d’ouvrages édités, pour les biblio-

thèques.

22. Doter en cinq années toutes les communes d’une bibliothèque publique.

23. Réaliser en cinq ans une salle de cinéma par daîra et encourager l’investissement

dans ce domaine.

24. Apporter un concours financier de l’Etat à la production de films.

25. Réaliser ou réhabiliter un conservatoire musical par daïra ;

26. Accompagner la relance des festivals musicaux nationaux par des subventions aux

troupes lauréates pour les encourager ;

27. Renforcer l’autonomie créative des radios publiques locales avec un cahier des

charges

28. Engager la diversification du paysage télévisuel national pour y instaurer la com-

pétition et la qualité.

29. Soutenir la presse écrite publique et privée par le biais d’une aide publique trans-

parente et avec cahier des charges.

30. La garantie du transport pour tous les enfants scolarisés en dehors des localités

urbaines

31. La généralisation de la restauration à l’école, gratuitement pour les enfants défavo-

risées et contre paiement pour les enfants des familles aisées.

32. L’octroi d’une bourse de scolarité trimestrielle pour les élèves issus des familles à

faible revenu ou sans revenus, du primaire à la fin du secondaire.

33. La généralisation de l’enseignement de l’informatique dans les écoles à partir du

primaire.

34. La généralisation de l’accès à l’Internet dès l’école primaire, comme moyen d’élar-

gissement des connaissances.

35. Le renforcement des moyens et des capacités de la formation professionnelle.

36. La poursuite et le renforcement de l’effort public au bénéfice de la recherche scien-

tifique.

37. Le rétablissement des Ecoles nationales et Instituts nationaux spécialisés à même

de former l’encadrement nécessaire dans les grands corps de l’Etat.

38. L’adaptation des horaires du service public, y compris l’enseignement, aux rigueurs

de la chaleur.

39. Soutenir le développement du transport routier de voyageurs.

40. Développer la compagnie publique de transport routier de marchandises.

41. Elargir la subvention au prix du transport des marchandises et denrées au profit

des populations du grand Sud ;

42. Développer le transport aérien au Sud à des prix aménagés

43. Prendre en charge le transport aérien pour les malades objet d’une prescription

d’hospitalisation dans les établissements sanitaires du nord du pays.

44. Améliorer la subvention au prix de l’électricité en attendant le développement de

l’énergie solaire.

45. Ouvrir des annexes des communes au niveau des ksours : pour la délivrance des

documents avec l’appui de réseaux informatiques ;

46. Créer le nombre requis de wilayas déléguées au Sud

47. La réalisation d’un centre culturel auprès de chaque consulat général dans le

Monde.

48. L’ouverture d’une école algérienne auprès de chaque Consulat général.

49. Un soutien pour l’encadrement des mosquées des algériens à travers le Monde.

50. L’encouragement à la création d’associations locales par nos ressortissants.

51. L’ouverture de filiales de banques algériennes dans les pays d’accueil et notam-

ment en Europe, au Canada et au Maghreb, au bénéfice de nos expatriés.

52. L’établissement de liens organiques entre les opérateurs algériens expatriés et

les chambres nationales (de commerce, d’industrie, d’artisanat, d’agriculture et de

tourisme) pour faciliter l’investissement des expatriés en Algérie et pour les mobiliser

aussi comme relais à nos exportations, et cela sur une base commerciale.

53. La mobilisation de l’expertise algérienne expatriée sous forme de prestations

contractuelles soit à distance (par le biais du net) soit par des séjours ponctuels pour

les médecins spécialistes par exemple.

54. Le règlement du problème des équivalences de diplômes obtenus à l’étranger avec

le concours des services de l’UNESCO pour ouvrir la voie aux compétences nationales

expatriées désireuses de revenir servir dans le pays ;

55. Des facilitations à l’investissement ou à l’acquisition de logements par nos expa-

triés lorsque le paiement se fait par transfert de devises.

POUR ACCROITRE LA RICHESSE NATIONALE AU BENEFICE DE TOUS

56. Renforcer les effectifs de la police économique, des douanes et des impôts et leur

accorder une formation adaptée.

57. Moderniser et développer les services du fisc, du contrôle des prix et du com-

merce en général ainsi que l’inspection du travail et instaurer un numéro unique pour

tout agent économique qui sera utilisé par l’ensemble des services de contrôle et de

régulation.

58. Aggraver les sanctions contre les fraudes sur la législation économiques et sociales

en allant jusqu’à la fermeture définitive et la saisie des biens pour le règlement des

amendes ; intéresser également les agents chargés de la lutte contre la fraude et le

crime économiques par le versement de primes sur les amendes collectées.

59. Activer pleinement les mécanismes de contrôle de la Banque d’Algérie sur les

banques et les transferts de fonds vers l’étranger, et instaurer la levée légale du secret

bancaire dans les enquêtes sur les délits et crimes économiques.

60. Instaurer le paiement par chèque bancaire pour tout paiement supérieur à 50.000

ou 100.000 DA.

61. Veiller en permanence au respect de l’obligation légale de déclaration de patri-

moine par les concernés ; sanctionner sévèrement tout manquement en la matière ; et

tirer les conséquences des enrichissement inexpliqués.

62. Protéger légalement les médias qui rapportent des délits et crimes économiques

contre des poursuites abusives.

63. Améliorer encore la formation économique des magistrats ; mettre en place dans

un délai maximal de deux années les instances judiciaires spécialisées dans les af-

faires économiques à travers le pays, et durcir davantage les peines contre les crimes

économiques.

64. Instaurer une agence nationale de lutte contre la fraude économique et la corrup-

tion, pour centraliser les données et renforcer la coopération entre la police judiciaire,

les différents services de contrôle économiques et l’inspection du travail.

65. Multiplier la création de zones industrielles aménagées à travers le pays pour y

propager le développement.

66. Offrir les terrains pour la réalisation des projets économiques importants par leur

nature ou par les emplois créés, au dinar symbolique sous forme de concession.

67. Aider les opérateurs sur les prix d’acquisition foncier à hauteur de 20% par exem-

ple, dans les zones déjà développées.

- Porter cette aide à 50% ou 75% du prix du terrain, dans les zones à développer,

abstraction faite de l’importance de l’investissement.

- Céder le terrain en concession au dinar symbolique dans les Hauts Plateaux et dans

le Sud sans tenir compte de l’importance ni du montant de l’investissement.

68. Aider l’investisseur à financer la réalisation des travaux d’aménagement du terrain

ou de construction des bâtiments.

69. La réduction pour les entreprises de l’impôt sur le revenu (IRG).

70. La réduction des charges patronales des entreprises

71. L’allègement de la Taxe sur la Valeur Ajoutée pour les produits locaux de large

consommation

72. La mise en place du régime dérogatoire de soutien à l’investissement (hors hydro-

carbures) pour les wilayas du Sud et pour celles des Hauts Plateaux.

73. Le relèvement substantiel du capital des banques publiques

Par R.N.D_ORAN
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Samedi 12 mai 2007

Biographie du secrétaire général du RND

 

 

Ahmed Ouyahia

Ahmed Ouyahia, à Alger, alors Premier Ministre, en réunion avec le Secrétaire à la Défense Donald H. Rumsfeld

  • De 1975 à 1981 : Secrétaire d'État aux Affaires étrangères.
  • De 1981 à 1984 : Conseiller aux affaires étrangères à l'Ambassade d'Algérie à Abidjan.
  • De 1984 à 1989 : Conseiller à la mission permanente de l'Algérie auprès de l'ONU (New York).
  • De 1988 à 1989 : Représentant adjoint au Conseil de sécurité de l'ONU.
  • De 1989 à 1990 : Conseiller au Cabinet du Ministre des Affaires étrangères.
  • De 1990 à 1991 : Directeur général Afrique à l'administration centrale du ministère des Affaires étrangères.
  • De 1992 à 1993 : Ambassadeur au Mali.
  • De 1993 à 1994 : Secrétaire d'État à la Coopération et aux Affaires maghrébines.
  • De 1994 à 1995 : Directeur de Cabinet de la Présidence de la République.
  • De 1995 à 1998 : Chef du Gouvernement.
  • Depuis juin 1997 : député à l'Assemblée Populaire Nationale.
  • De 1999 à mai 2002 : ministre d'État, ministre de la Justice.
  • De juin 2002 à mai 2003 : ministre d'État, représentant personnel du Président de la République.
  • De 2003 à 2006 : Chef du Gouvernement
  • En mai 2006 : Il présente sa démission.

En marge de l'exercice de ses fonctions diplomatiques et gouvernementales, il a été notamment :

  • Médiateur au nom de l'Algérie dans le règlement du conflit du Nord du Mali en 1992.
  • Médiateur au nom du Président de l'OUA dans le règlement du Conflit Éthiopie-Erythrée 1999-2000.
Par R.N.D_ORAN source wikipedia
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Jeudi 12 avril 2007

 

Le RND ou la maison du « tout va bien »


Depuis sa naissance, le Rassemblement national démocratique (RND) a traversé plusieurs zones de turbulences. Deux crises sérieuses l’ont secoué et ont failli provoquer son éclatement, voire sa disparition. Il a été sauvé in extremis. Aujourd’hui, les militants et les cadres de cette formation clament haut et fort que le RND se porte bien. « Tout va bien à la maison RND », dira l’un de ses députés.

Créé en février 1997, le parti se voulait « rassembleur ». Sa direction était issue essentiellement de l’administration. Cependant, il a vite rallié les membres de la « famille révolutionnaire », les victimes du terrorisme, les femmes, etc. Ses membres fondateurs ont, selon des observateurs, voulu tout simplement mettre au monde un nouveau parti et le mettre à la disposition du pouvoir en proie à une grave crise politique. Le pouvoir, faut-il le rappeler, fut incarné à l’époque par le général président Liamine Zeroual. Toutefois, un parti « préfabriqué », créé pour gérer une situation bien particulière, pourra-t-il vivre longtemps ? « C’est en tant que patriotes et démocrates, mus par le sentiment de fidélité envers la patrie, de dévouement au peuple, d’attachement aux valeurs pour lesquelles se sont sacrifiés les martyrs d’hier et d’aujourd’hui (...), que nous proclamons la naissance du Rassemblement national démocratique », a proclamé, le 21 février 1997, Abdelkader Bensalah, ancien président du Conseil national de transition (CNT) et actuellement président du Conseil de la nation, lors d’une conférence de presse à l’hôtel El Aurassi, à Alger. Ancien militant du FLN, Abdelkader Bensalah a été choisi par ses pairs pour diriger le parti qualifié à l’époque de « bébé à la moustache ». Sollicité pour connaître le parcours, les objectifs et les perspectives du RND, un député, rencontré dernièrement à l’APN, fera remarquer, avec un air sérieux, que « les militants du RND sont disciplinés, ils exécutent à la lettre les directives de M. Ouyahia ». « En ce qui nous concerne, nous respectons les limites tracées par le secrétaire général qui est un grand homme. Il est charismatique et nous avons confiance en lui », a-t-il ajouté. Ce député, qui a préféré garder l’anonymat, s’est lancé dans un long discours panégyrique à l’égard de son supérieur, Ahmed Ouyahia. Pour ne pas s’étaler sur le projet et les activités de son parti, notre interlocuteur s’en est tiré par des pirouettes. Le parlementaire, pour ne pas contrarier ses responsables, n’a soufflé mot sur la face cachée du Rassemblement. « Le linge sale se lave en famille », dit l’adage. Il s’est contenté d’affirmer que le RND a un porte-parole, Miloud Chorfi, en l’occurrence, et c’est à lui que doivent s’adresser les journalistes pour avoir une quelconque information. Ainsi, ce député a décliné notre invitation. D’ailleurs, nombreux sont les députés du RND qui partagent l’opinion d’après laquelle les cadres du parti redoutent les foudres du secrétaire général. Ce n’est toutefois un secret pour personne. Sollicité, Miloud Chorfi, ancien journaliste à la télévision d’Etat, s’est dit disponible à répondre à nos interrogations et dans le moindre détail. « Ahmed Ouyahia est le secrétaire général du parti et moi, en ma qualité de porte- parole, je suis le seul habilité à parler au nom du RND. » Cette précision a été faite après notre plainte auprès de M. Chorfi, quant au refus des militants de cette formation de se prononcer sur les aspects internes du Rassemblement. Cependant, M. Chorfi ne semblait pas disposer de beaucoup de temps. « J’ai un calendrier chargé ces derniers jours », nous a-t-il fait savoir. Selon ses dires, il devra sillonner les villes du pays pour expliquer à la population « le bien-fondé » de la charte pour la paix et la réconciliation nationale. « Nous sommes pour la stabilité du pays. Le RND adhère pleinement à ce projet qui est l’émanation de la volonté populaire. Le citoyen algérien, y compris les victimes du terrorisme, se sont prononcés en faveur de ce texte », explique M. Chorfi. A propos de cette question, les remarques de Mme Fatma- Zohra Flici, députée et présidente de l’Association des victimes du terrorisme sont, en tous points de vue, importantes. Mme Flici a intégré les rangs du RND dès sa création. Ce fut, pour elle, « le seul espace qui répondait aux aspirations de l’association en matière de lutte contre le terrorisme ». Mme Flici, unique femme députée du RND, a soupiré avant de répondre, de façon vague : « Je n’ai rien à dire. Nous avons été mis devant le fait accompli et face à un telle situation, nous n’avons d’autre alternative que d’obéir à notre secrétaire général que nous respectons tous », affirmera-t-elle, à l’évidence peu convaincue de son choix d’abord et de ceux de son parti ensuite. Interrogée sur le pardon accordé aux tueurs de son époux, elle a réitéré sa fameuse phrase : « Nous avons tourné la page sans la déchirer. » Une belle formule au demeurant, mais le mal est beaucoup plus profond. Au RND, la plupart des militants n’aiment pas « fâcher » M. Ouyahia. L’homme est imperturbable dit-on. Ils adhèrent pleinement à toutes ses initiatives et se disent satisfaits de sa gestion que ce soit à la tête du RND ou bien du gouvernement.

Comme « une entreprise privée »

Nul n’ignore que la création du RND était un projet dont rêvait le défunt Abdelhak Benhamouda. Il avait fait, d’ailleurs, sa promotion et avait même tracé ses contours. Malheureusement, le destin en avait décidé autrement. Benhamouda meurt, assassiné le 28 janvier 1997, près d’un mois avant la création du parti. Le secrétaire général de la Centrale syndicale avait emporté avec lui ses ambitions et peut-être les rêves de tout un pays. Cependant, un grand nombre de syndicalistes, ayant partagé la vision de M. Benhamouda, ont rejoint le parti. Une année après sa naissance, le RND qui se proclamait de « l’opposition positive » traverse une période difficile. Ce fut le premier vent de contestation qui a secoué le parti. Le conflit entre les députés et le secrétaire général, M. Bensalah avait débouché sur l’éviction de ce dernier. Les responsables du RND organisèrent, quelques mois après, le premier congrès du parti. Les congressistes ont intronisé Mohamed Tahar Benbaïbèche, ancien responsable de l’Organisation nationale des enfants de chouhada. Ses principaux rivaux, le général Mohamed Betchine et Mokdad Sifi, deux personnages qui ambitionnaient de se présenter à l’élection présidentielle, s’étaient retrouvés sur le carreau. Sept mois après, M.Sifi a contesté la composante du bureau national du RND. Il avait fustigé Ahmed Ouyahia, tout en dénonçant sa gestion des affaires politiques et économiques du parti. L’ancien chef de gouvernement est allé jusqu’à demander le changement du bureau national, tout en appelant à la consolidation des rangs pour permettre au parti de gagner la crédibilité en prévision de la future échéance présidentielle. La démarche avait échoué et Mokdad Sifi démissionne du bureau. En 1999, un autre putsch se pointe à l’horizon. Deux clans se sont constitués au sein du parti. Entre les fidèles de la ligne de Mohamed Tahar Benbaïbèche et les partisans de Abdelaziz Bouteflika, c’est le début des hostilités. Mais ce fut ces derniers qui ont finalement réussi à renverser la vapeur en leur faveur. Le Conseil national s’est alors réuni et a décidé de retirer sa confiance à M. Benbaibèche, d’écarter les fraudeurs et d’octroyer le poste de secrétaire général à Ahmed Ouyahia. Ainsi la prise des commandes par M. Ouyahia permettait inévitablement à M. Bouteflika de bénéficier légalement de la caution morale du RND.

Le RND « n’est pas un parti préfabriqué »

Un membre écarté a avoué que ce qui s’est passé le 27 janvier 1999 ne l’a pas surpris. « Cela confirme le recours aux méthodes putschistes que les sphères du pouvoir ont toujours fait valoir en période d’impasse », a-t-il estimé. Au début de l’année 2002, une autre crise éclate au sein du RND. Ouyahia aurait reçu des instructions pour démissionner de son poste de SG. On lui aurait reproché « sa manière de gérer le parti comme une entreprise privée ». Connu pour son orgueil, M. Ouyahia démissionne de son poste. Mais une semaine après, il revient sur sa décision en déclarant qu’« il est revenu pour assumer un devoir et qu’il avait surtout répondu aux réclamations de ceux qui l’ont approché ». Le RND, de son point de vue, n’est pas une secte et les conflits personnels n’ont pas de place au sein de sa famille politique. Sur ce chapitre, Miloud Chorfi a tenu, d’abord, à préciser que le parti n’avait pas subi de débâcle lors des législatives du 30 mai 2002. Il a tenté d’argumenter la régression du parti par « l’implication du RND dans la gestion locale, ainsi que par des lacunes organiques ». M. Chorfi réfute l’existence d’un « mouvement de redressement » au sein du parti. « Le RND a vécu une crise et non un mouvement de redressement. Certains fraudeurs ont été exclus de la formation et dans une telle situation il y a inévitablement de l’agitation », dira M. Chorfi, qui réfute également l’information selon laquelle le RND a été créé pour soutenir l’ancien président Liamine Zeroual. Le RND a-t-il usé d’une fraude massive pour investir les institutions ? « Nous sommes sur le terrain et nous avons prouvé notre capacité de ratisser large lorsqu’il le faut », explique M. Chorfi, en rappelant, avec insistance, que le scénario de 2002 ne se reproduira plus jamais. « Nous sommes très bien préparés pour les législatives de 2007. Nous allons démontrer à tout le monde que nous ne sommes pas un parti préfabriqué. En 2002 il y avait un relâchement de la part de nos militants et c’est pour cette raison que nous avons essuyé un échec. Les résultats médiocres obtenus lors de ces législatives nous ont servi de leçon. C’est une expérience pour nous », a-t-il soutenu. Concernant l’Alliance présidentielle, selon notre interlocuteur, elle a été créée pour soutenir la candidature de Abdelaziz Bouteflika et pour la concrétisation de son programme, sans plus. « Le dénominateur commun existant entre les trois partis est le président de la République. Nous avons formé un bloc afin d’appliquer, dans toutes ses dimensions, le programme du Président. Sur les autres plans, la concurrence prime. » Le porte-parole du RND avouera que son parti s’oppose à l’élaboration d’une liste commune - des trois partis - pour les législatives et les locales. « Nous ne sommes pas d’accord sur cette démarche. Chaque formation possède son propre programme qu’elle défendra sur le terrain, et que le meilleur l’emporte. »

Par sorce el-watan
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Ahmed OUYAHIA

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